mardi 28 novembre 2017

Ca y est, j’y suis. Je re-sens cette chose. La complétude, la jouissance. Assise dans un train qui s’enfonce dans le Berry ; nuages énormes et compacts, ciel bleu pur, le soleil dans les yeux ; un sourire d’étonnement-ravissement ; un mec qui ressemble à Gainsbourg dans les oreilles. C’est lancinant, hypnotique. Le corps délié. Mon ostéo me répare morceau après morceau, avec infinies douceur et précaution. Etat d’extase où je me trouve toute ouverte, où je reçois tout ce dont j’ai rêvé et davantage. Plus de soleil dans les yeux, une forêt dans la vitre, un état encore plus profond de contentement. Cheveux doux un peu électriques, sur le visage.
C’est normal que les débuts soient difficiles dans mon nouvel appartement (je ne dors pas depuis un mois, minuit-cinq heures à trembler de tous mes organes d’une vieille angoisse ; j’ai découvert les spasmes d’estomac : nouveauté). Ma cousine Séverine m’a dit d’une voix de révélation longtemps contenue, comme un « je ne voulais pas te le dire pour ne pas t’affoler »:
- Je ne vais pas te cacher que je m’y attendais.
Toutes ces attentions, je les vois maintenant. Toutes les fois où vous respectez mes limites, où vous me protégez ou entrez dans ma zone avec joie ou avec douceur, je les vois. Je vous en suis reconnaissante, c’est très doux à ressentir.

dimanche 19 novembre 2017

Le 27 août, j'ai écrit: j'écoute du reggae et je sens monter en moi l'énergie du monde. Un truc taoïste quoi. J'étais bien partie. Bon, ensuite j'ai eu un petit contretemps, qui nous a amené jusqu'ici. J'ai un peu moins senti l'énergie du monde ces derniers mois, c'est vrai. Je ne peux pas le cacher. J'ai senti l'énergie de la rage, de l'injustice, et de la difficulté à toujours devoir me remettre de traumatismes. Envoyez-moi aux JO cognitifs, parce que je suis chaude là. Mais c'est reparti. J'ai appris quelles étaient mes limites dans tout ce bordel.

Une fois par mois, c’est facile à reconnaître.

J’ai envie de mourir, tout ce que je ressens est amplifié et dépressif, je me trouve vraiment laide, je fais des montées d’angoisse bien connues (dédicace la crise pendant le stage de yoga dans le sud -alors, ça détend ou ça détend pas le yoga-; dans ma salle de bain allongée au sol, essayant de respirer pour ne pas m’évanouir, les mains paralysées -après une plainte d’anthologie déposée à la police qui condamne les viols seulement quand on connaissait pas l'agresseur, et quand on est vierge à trente ans, et qu’on nous a battu dans la rue par surprise jusqu’à l’évanouissement. Sinon, c’est pas un viol. C’est quand un fou s’arrête sur le bord de la route pour niquer une inconnue qui lui arrache la peau de ses ongles peints en rouge, jusqu’au sang, en se débattant, le viol. C’est juste dans GTA III, le viol. Sinon, c’est des histoires de meufs qui franchement, savaient bien ce qui allait se passer. On ne va pas le mettre en prison pour ça, il a pas fait exprès. Toi Bourvil, inchallah on te fait du mal, et je rigole de maintenant jusqu’à la fin de ma vie. La Grande Vadrouille de ta race de gros mongolien qui dit que c’est un accident, alors que l’autre a avoué. Il a avoué. Alors dans la justice française, le criminel avoue, et l’affaire est classée. Par contre pour le trafic de shit, c’est la prison les gars. Mais violer les meufs, ça va. Allez-y. C’est permis. C’est ça qui est bien. Tu sais quoi ? Inchallah les sauterelles s’abattent sur ta maison, Bourvil. Une malédiction façon Ancien Testament. Tu sais quoi ? Les sauterelles et les pustules. Espèce de mongolien. Mais sinon il fallait vraiment engager des retardés mentaux à la police criminelle ? Il y a pas un seuil d’intelligence à respecter ? Je dirais, suffisant pour comprendre la loi qu’on est censé faire appliquer, savoir lire, des basiques.) Donc, une fois par mois, les idées les plus noires, les angoisses les plus profondes ressurgissent (alors que le reste du temps, ça avance, I swear), c’est le PMS. Le syndrome prémenstruel, qui prend tout ce qu’il y a de difficile, qui restait dans un coin, et qui le ressort multiplié par mille. Version mignonne, c’est une sorte de syndrome Bridget Jones, dans la scène d’introduction en pyjama. C’est moi version complètement déphasée. J’ai perdu l’optimisme et le sens de la vie (Natasha Saint Pierre, ca ferait un bon refrain non ?). Heureusement, ça dure juste une semaine. Avant ça durait de 2008 à 2014 ah ah ah.
Hé, j'habite toute seule maintenant. J'expérimente tout cet espace et toute cette liberté. Quelle affaire.

Tout sur ma mère

Ma mère, elle survécu à un vol plané en moto, elle a accouché plusieurs fois, elle a failli mourir d’hémorragies internes. Mais quand elle va chez le dentiste, elle m’envoie un message d’adieu. Elle prend bien le temps, dans la salle d’attente, d’écrire des phrases entières, de finir par bisous (le summum de la communication de l’affection dans ma famille). La lettre d’adieu, le testament. Elle a survécu à l’hôpital de Dreux et sa chirurgie au millimètre, et elle a peur d'une carie :

- Madame, on va vous retirer l’estomac.
- Pour une hémorragie ? Sinon on peut pas cautériser ?
- Ecoutez, on a bien réfléchi, et on s’est dit : on va tout retirer, ça vous fera de la place à l'intérieur.

Quand j’étais petite j’ai été recousue à l’hôpital de Dreux. Il me reste un petit bout de verre à l’intérieur. J’ai un petit bout de verre et une cicatrice de gougnafier sur le front. Ma mère, sa jambe a été recousue bras dessus bras dessous. Ça fait une farandole, un accordéon. On l’a recousue comme on essaye de fermer une valise. Il y en a un qui tient les bords n’importe comment, et l’autre qui fait glisser la fermeture, n’importe comment également. Parfois ça ripe, pfiout, mais c’est joli, ça fait un accordéon. Elle est rafistolée au pistolet à colle, mais elle a peur d’une carie.

samedi 18 novembre 2017

La théorie de la serpillère, ou la théorie miroir à celle du queutard, précédemment énoncée

J’ai pensé à un projet de thèse. Ca s’appellerait : « Bouleversement des normes et déséquilibre relationnel dans les relations amoureuses, l’idéologie à l’œuvre dans la variété française du vingtième siècle ». D’un côté, il y a le queutard, qui dit : arrête de faire ta chochotte, même si je te trompe, j’ai besoin que tu sois là, j’ai besoin de m’appuyer sur toi comme une béquille, parce que tu es bien gentille et que tu prends soin de moi avec dévotion. Quand t’es pas là, il n’y a plus personne pour m’aimer. Alors viens je nique des meufs, je t’aime bien, et tant que j’ai besoin de m’appuyer sur toi, tu restes.
C’était le résumé de l’article sur la chanson de KeBlack (mon chanteur préféré après Benjamin Biolay, le roi des faux-futurs suicidés). Ces mecs-là, ma cousine les appelle les « takers». Parce que ça a un nom en anglais en plus ! Donc, un mec ça ment, comme ci-dessus ca mène une double vie, nous on aime avec dévotion, et on s’occupe de lui, comme à suivre ci-dessous. Voilà voilà.

Grosse grosse propension des meufs à être des serpillères qui n'envisagent contre toute attente, pas de vivre sans le queutard. D’où le titre de l'article. J’ai ré-entendu une vieille chanson d’Axel Red. Depuis toujours, je croyais qu’elle disait « MAIS LAISSE-MOI, RESTE ET PARS ! ». Une folle. Antithèse de folle. Mais pourquoi pas. Cependant, révélation : elle ne dit pas « laisse-moi, reste et pars ». Non. Elle dit « Laisse-moi rester femme ». Elle supplie, elle lâche tout. Fini le quotidien chiant (parce qu’elle est chiante hein), et son envie d’être en couple stable, de se tenir au courant de la vie du mec. Elle lâche sa personnalité, sa dignité, ses envies, ses habitudes, le spectre entier de son identité. Pour qu’en échange, il la laisse rester femme. Allez. Petite question : ça veut dire quoi rester femme ? Hypothèse 1 : ça veut dire, viens on fait encore du sexe ; rester femme, c’est conserver sa sexualité avec le partenaire. Hypothèse 2 : ça veut dire, viens on dirait que tu restes pseudo en couple avec moi, comme ça je ne suis pas seule au monde, et je conserve mon identité. Rester femme serait : se tenir complète, tenir debout, empêcher que le sentiment d’existence ne vole en éclat, parce qu’il n’y aurait plus d’homme pour renvoyer l’image de son existence.
Mini-tour d’horizon de la dépendance affective, autrement appelée : je veux être de l’ombre de l’ombre de ton chien quoi qu'il arrive reste à côté de moi : « Faut-il que je saigne, pour qu’il m’aime aussi, pour ce que je suis », de je sais plus qui. La réponse est : oui, au moins. Essaye toujours, ça a l’air d’être une bonne idée.  « Je ne sais plus comment t’aimer, ou comment te garder » Natasha Saint Pierre, autrement dit : que te donner de plus pour que tu restes ? Mon sang ? Je suis O négatif.  Inspiration la chanson d’avant.

Alors le fond de tout ça, c’est la peur terrifiante que personne ne nous aime, la peur panique de ce qui arrive quand on est seule : comment on « tient » notre identité, qui va valider notre existence, nous trouver mignonne, nous faire un câlin, nous faire exister en nous donnant de l’attention ? Que faire de toute cette liberté, de tout cet espace, juste pour nous ? Je suis vieille, peut-être serai-je seule toute la vie, or la vie seule est triste, donc ma vie sera nulle ; je devrais faire un effort pour avoir un vrai couple, peut-être que c’est ma faute, je devrais être moins sensible. Bla bla bla bla.
FLASH INFO : Non non non. Vous je ne vous connais pas, mais moi je suis cool, je suis un éducateur, je suis aimante, compréhensive, patiente, travailleuse, dure à la tâche, j’aime le sexe, et je suis bien meilleure que toi quand c’est connecté (le sexe, c’est toujours pas du fitness en levrette, deuxième flash info). Le fail vient des interactions que j’ai choisi de conserver. Récemment j’ai réalisé que je n’aurais pas pu faire mieux avec ce que j’avais, comme partenaire. Je n’aurais jamais pu construire quelque chose d’harmonieux, un couple heureux, avec les interactions que nous avions. Voilà c’est tout.
Je prends ma part de responsabilité. J’ai pu m’engager alors que je voyais que ça n’allait pas. J’ai pris un mec qui m’aimait pas, pour lui courir après, et un autre qui m’aimait pour tenir la distance. En même temps. J’ai essayé avec beaucoup trop d’entre vous. Abdou le Comorien. Tu as raison de m’appeler comme ça. J’ai trop forcé quand ça n’allait pas, j’avais une peur panique d’être seule. Néanmoins, je me suis barrée A CHAQUE FOIS quand même, avec un déluge d’angoisses violentes et d’envies de mourir derrière. Donc déjà, je suis pas une faible. J’ai décidé de ne plus m’engager dans rien, si ce n’est pas un amour évident, harmonieux, qui donne des rigolades et des enfants. Un truc qui roule, une Ferrarri qui roule toute seule sans lutte. Sinon, je ne peux pas faire mieux, quand c’est bancal c’est bancal. Dossier caca, dossier caca.
Ca y est j’ai compris mes limites (que doit-on endurer pour être aimé ?). Je ne tolère pas/plus, parce que j’étais championne : la dévalorisation, la violence psychologique, la manipulation, la relation-compagnie sans amour, la relation d'amour sincère sans partenariat ni intimité. Et le prochain qui me dit « trouve toi un vrai mec », « les filles violées l’ont cherché », « tu n’es pas généreuse, tu dois te mettre en levrette quand je le demande, même si tu n’as pas de plaisir, c’est ça les couples! Tu n’auras jamais de mec en restant comme ça, tu es trop égoïste », « ou j’ai pas le temps à t’accorder pendant ton IVG, je déménage » je le prends et je le mets dehors fermement. Ca sort de la zone. C’est moi qui décide de la place que je leur laisse. Il y a : être respectueux et bon, et ça nous élève et ça nous épanouit, ou tu sors. Je me débrouillerai avec toute cette liberté et toute cette solitude qui m’arrivera à la gueule. Y’a matière à en faire quelque chose une fois la panique passée. Et sinon, ça ne donnait rien de bien de toute façon.  

mardi 12 septembre 2017

J’ai un truc avec Juliette Binoche; Juliette Binoche, mais vieille. J’aime bien ses rides, sa façon de porter des vêtements pour hommes, les costards noirs, il y a quelque chose de très malicieux et imperturbable à la fois dans ses yeux.

dimanche 27 août 2017

"Elle est gogo danseuse, mais elle a l'air sérieuse" Singuila

En ce moment, j’ai un truc avec les renois (un truc pornographique ; si ceux que je rencontre pouvaient ne pas être totalement cinglés, s’il vous plaît, merci, on ferait l’amour plus d’une fois - c’est une idée que je lance). Certains grands renois, et leur présence dans les vidéos pornos. Ça tient de la pleine présence en méditation, quand on est entièrement conscient de chaque partie de son corps, plus que ça, comme si chaque partie existait, comme si chaque partie était investie d’une puissance calme et électrique à la fois, qui se répend comme par capillarité à tout ce qu’elle touche. 
 
En ce moment, je fais plein de trucs, je suis allée dans des ashrams tout nuls, qui tentaient le format secte sans vraiment réussir. Vous savez quoi les mecs ? Il vous manque la doctrine. C’est con, mais quand on dit n’imp’, c’est plus difficile d’avoir des disciples. Je dis ça, je dis rien. Continuez, dans vos fermes, à vous écouter parler tout seuls, devant une secrétaire de mairie moche et autoritaire (Nicole). Moi je vous regarde d’ici. Sinon, vous avez aussi oublié de mettre des cours de yoga, dans tout ce bordel, et moi je venais pour ça. Pas pour prier Saraswati et ta grand-mère la yogi.

J’ai vécu un rendez-vous génial qui dure sept heures, bâtard, je t’ai fait rire, j’avais envie de te caresser la nuque quand tu parlais de La Naissance de la Tragédie, j’avais envie que tu m’embrasses quand j’étais allongée sur le banc Place des Vosges. Alors moi je donne tout, je m’ouvre, je suis fraîche et dispose, j’ai mis autre chose qu’un pyjama, et tu ne tombes pas fou amoureux de moi. Azzyy. J’ai même arrêté de me faire arnaquer par Chaouki, je méritais une récompense divine :
- Marine, je t’aime, je veux me coller à toi dans ton lit et puis repartir et ne plus te donner de nouvelle jusque la prochaine fois ?
J’ai arrêté ça les gars. J’ai arrêté et j’ai fait face à tout ce que je ne voulais pas voir (il ne m’aime pas, il se fout de moi, il drague d’autres meufs partout où il passe, quand on aime quelqu’un on prend plus que deux heures tous les quinze jours. Quand je l’écris, celle-là, même moi je vois que c’est chaud). Je mets des limites, je créé mes règles.  On va jouer selon mes règles maintenant; et ça sera pas un game de fragile.

J’écoute du reggae, j'écris, et je sens l'énergie qui monte.  
Je reconnais exactement les phrases qui claquent, et celles que j'ai laissé passer parce que... j'avais envie de l'ouvrir quoi. Même si c'est pas génial génial, j'avais envie de l'ouvrir.
Un jour, je prendrai le temps de ne laisser que la chair, que la moelle (métaphore bouchère).

mercredi 7 juin 2017

Aujourd'hui, intéressons-nous à un phénomène sociologique des plus intéressants:

 le fonctionnement du couple, dans la chanson "Pourquoi chérie", de KeBlack. Dans cette chanson, survient ce que j'appellerais le phénomène Adam Smith dans l'Essai sur la richesse des nations.
Ce qu'ils prônent est immonde. Pas de race. Moins mille sur l'échelle de Richter de la race. Ils avouent tout, comme si c'était juste normal et que ce n'était pas l'objet de honte, comme si c'était une information comme une autre.
Pour Adam Smith, il s'agit de l'utilisation de la classe ouvrière, payée à peine suffisamment pour survivre, dont certains membres décèdent. C'est sur cet équilibre entre la vie et la mort que se calcule le salaire. Je cite librement Adam Smith: "Bon, il y en a qui meurent de misère avec un salaire, mais c'est pas graaave graaave, tant qu'il en reste pour travailler". Pour les mecs dont on parle aujourd'hui: ils trompent leur meuf, l'avouent, mais c'est la vie, c'est comme ça. Et attention, c'est là que ca devient rigolo: la meuf ne devrait pas s'en formaliser! 
" Je niais des screens et des bails /  Etre sérieux? non j'ne suis pas capable /  On pouvait s'en sortir, mais toi comme par hasard /  Toi tu retiens le pire". Petite précision linguistique: des bails c'est faire l'amour avec quelqu'un. Le mec a été pris en flag de tromper sa meuf, mais ils peuvent s'en sortir ensemble. Si! C'est facile. La meuf n'a qu'à ne pas retenir uniquement le pire aussi, avec son petit côté pessimiste là, ca gâche tout franchement.
Intermède science fiction: une fille a trompé son partenaire. Alors le mec est trahi, plus de confiance, plus de respect; puis tombent l'oppprobre et la honte publique. En deux minutes, c'est une tchoin pour toute la vie, et sur sa porte il y a écrit pute. Mais quand c'est le mec, ça va. Ca passe. Il faut arrêter de faire sa chochotte, et ne pas retenir le pire.
Sois sérieux mec, soit tu es pour le polyamour et tu laisses les filles faire pareil, soit admets que tu es une vomissure de rat. C'est comme tu veux, vraiment.
Le refrain: "Y'a des hauts, y'a des bas/ Mais pas de quoi perdre la raison". Le relativisme moral. Allez! Encore un petit: "c'est booon, c'est pas graaave graaave", utilisé depuis la nuit des temps par tous les gros bâtards de leur race.


Mais va manger ta mère en forme de nénuphar. Qui t'a dit que la vie c'était comme ça? Qui a dit qu'on pouvait être un si gros malade mental?

Oui, je suis sur le sujet du couple, en ce moment, jusqu'à ce que je le résolve en trouvant un état optimum qui m'aille et m'épanouisse. En attendant, j'observe les couples et les gens, j'analyse et je créé l'objectif exact qui m'intéresse. Ces dix dernières années, j'étais obsédée par ma contribution à la révolution, puis trouver le bonheur humain, la stabilité et l'enthousiasme. Une fois que c'est intégré à mes pratiques quotidiennes, je passe à un autre objectif. Après avoir statué sur le couple, je veux être danseuse de dancehall, faire du stand up, et des études de médecine. 
Petit précis à l'usage de vous les meufs:
Bon. Comment on fait quand on est coincée à aimer un queutard? Et qu'on est capable d'une grande mansuétude et de pardon? On fait comme pour arrêter la clope avec les pratiques méditatives. On se remet dans son corps, et on ressent le goût et la texture d'une clope et on a envie de vomir. On en revient à la sensation, et elle nous guide assez bien.
On se remet dans la sensation que procure le couple. Ca fait quoi dans le corps? Ca donne quelle impression? Quelle émotion? Si c'est lourd sur le cœur, ca serre le plexus solaire, si ça pique, si ca donne la nausée, envie de pleurer, la rage, la haine, les mâchoires serrées, et si c'est l'effet que nous fait le couple, et qu'on le ressent chaque jour et qu'on s'en rappelle quand le queutard appelle en numéro inconnu (vis ma vis de meuf amoureuse de Chaouki), alors c'est plus facile.

dimanche 28 mai 2017

Cette année, j’ai flirté avec

 Olivier, Henrick, un Stéphane, Paul-Lou, Mickaël, Serge, Saïd. Je suis sortie avec Abdoul-Karim, Steeve, Jacky, un autre Stéphane, Darryl, Kevin, (les prénoms, c’est un gag, ça n’augurait rien de bon, mais j’avais pas encore trouvé l’idée de leur faire coucou du bus, faut me comprendre), Morad, Anas. J’ai revu Chaouki et Amine. Donc l’information principale, c’est que, un, j’ai un truc avec les marocains, et puis deux, que ca fait beaucoup en tout, et c’est pas mal déjà. J’ai fait mon job, de me jeter dans l’inconnu (Ah bon, il ne fallait pas se jeter dans les inconnus ?).
Vous voyez, ce que j’en retire, c’est que j’ai entraperçu avec eux des composantes de l’amour que je n’imaginais pas pouvoir vivre, moi, ou que j’avais oubliées. J’ai goûté à la drague jouissive dès la rencontre, qui commence au détour d’un magasin de téléphones, à l’admiration et à l’envie dans vos yeux, cette fille est trop bien, c’est incroyable, à vous, séduits rien que par ma voix, à la douceur, j’ai goûté à des passions pures, où tu me caresses les cheveux la nuit, et où tu susurres des mots doux pendant l’amour en me regardant comme si j’étais la huitième merveille du monde. J’ai goûté à des soirées à discuter, côte à côte dans le canapé, juste contents d’être là. J’ai goûté à ta détermination pour me voir ne serait-ce que quelques heures, allez, je t’emmène juste au yoga. J'ai gouté tout simplement aux chocolats que tu laissais dans mon armoire, pendant la récré. J’ai goûté la balade au bord du lac où tu me tenais la main et espérais de tout ton cœur me prendre dans tes bras. J’ai goûté à toi qui répètes qu’il ne t’est rien arrivé de mieux dans la vie, j’ai goûté les séances de Kurosawa au Louxor et les analyses de film triturantes, à l’amour très lent et connecté. Aux balades en voitures où je me sentais exactement à ma place, comme si j’avais toujours été là, les fois où tu me prenais dans les bras spontanément dans la rue, au détour d’une conversation où je t’avais fait rire ou attendri, j’ai goûté vos envie de me faire entrer dans votre vie, mardi, jeudi, et samedi, je suis libre, et puis ça te dirait de rencontrer mon père. J’ai goûté l’osmose intellectuelle concernant la méditation, la médecine, le décryptage de la vie politique. J’ai goûté à l’excitation de s’écrire toute la journée des vannes de malade, et ta voix sexy au micro de whatsapp que je réécoutais en boucle. J’ai goûté à ta confiance indéfectible, mais oui, tu devrais commencer des études de médecine, tu peux totalement le faire. A toi qui me demandes l'adresse du collège, pour m'emmener en voiture et qu'on reste plus longtemps au lit à discuter, aux roses que tu m'as apportées un soir.
Je peux recevoir exactement ce dont j’ai besoin ; tout ; c’est possible. Pas besoin de lutter corps et âme pour recevoir une petite miette de considération. Je n'ai pas besoin de me débattre et de retenir mon souffle. Rien qu’en étant là, moi sans contorsion, je peux recevoir tout ça. C’est possible, c’est beau, c’est miraculeux, ça sort de nulle part et c’est étonnant. Voilà voilà.

« Soudain, je me sens le cœur léger léger/Presque trop heureux à en crever »

Ce soir, on fait le bilan, calmement, comme si on avait cinquante ans. J’ai trente ans cette semaine. Je dirais que la voie est libre. Je dirais que le ciel est dégagé. Je ferais une métaphore pour dire que tout va bien. Je m’éclate à me construire en face de toutes les fucking difficultés qui se dressent fucking devant moi et à trouver exactement à ma place, satisfaite et complète.

Parfois encore, je suis triste, mais un ou deux jours plus tard, je me réveille en ayant envie de danser dans la cuisine et d’aller à un stage de yoga. Parfois, je vois Chaouki, alias catch me if you can, une petite fois comme ça quand j’ai pas de mec, alors que ça ne sert à rien. Bon. Ca vaaaaa, c’est pas la mort. Allez. Et parfois je pleure, parce que je me sépare d’un mec, et puis finalement c’est mieux comme ça. Tout passe. Ca ne me tatoue plus, il n’y a plus cette pesanteur.

J’ai un plan. En fait, j’ai plein de plans, de schémas, de carnets, de prières, de projets, un tableau veleda. Un attirail de malade. Laisse tomber comment d’un mois sur l’autre, tout a changé. Ca s’ouvre. J'ai retrouvé mon état normal, la joie, l'enthousiasme, je me reconnais, je fonctionne, je roule. Maintenant je tends vers l'état de fucking fou.

mardi 23 mai 2017

Le cas des prières de neurosciences, autrement appelé "I know I can/ Be what I wanna be/ If I work hard at it/ I'll be where I wanna be"

Je fais des prières tous les jours. Quelque chose de l'ordre de la visualisation de moments où j'ai ressenti de la gratitude, puis j'imagine des bénédictions pour autrui, et enfin je me vois accomplir un projet, je visualise les sensations que ça me procurerait d'être dans cet environnement. C'est une sorte de rééducation cognitive. Ca marche bien pour finir de me guérir de ma houellebecquite aiguë, autrement appelée mélancolie, anxiété généralisée, douleur psychologique, aïe aïe aïe je suis Benjamin Biolay/Lars Von Trier/Schopenhauer.

J'ai dit ça à ma mère:

- Je fais des prières, maman. Mais pas des prières religieuses, des prières de neurosciences.
- Ah. Moi, je vais égoutter les crevettes.

Dans sa voix, il y avait: Mais qu'est-ce qu'elle me raconte encore? Qu'est-ce que c'est que cette merde? Non, ne m'explique pas! Ah non, je ne veux pas savoir. Ca ira! Voilà. Merci bien.

Ah ah ah (oui, on peut rire soi-même dans ses articles).

"Je m'en bats les couilles, je te nique ta race/ Dans les veines je n'ai que de la glace"

Les meufs, vous êtes tendax. J'ai toujours eu du mal avec les personnes qui, emportés par leur colère, et pour signifier quelque chose dont elles ne sont même pas conscientes (je veux de l'attention, j'ai été blessé, je ne sens pas ton amour, je suis jaloux, je voudrais me reposer sur quelqu'un), disent des horreurs pour piquer l'autre.
Elles ne cherchent pas à savoir quel est le problème, de quoi elles ont besoin (on apprend ça en thérapie cognitive, et ouais, ça sert de vouloir mourir, on apprend plein de choses au passage, essayez, si si). Elles disent des horreurs, et croient avoir communiqué.

Non, meuf. Tu es tendax. Je t'aime bien, mais là tu as craqué. Zéro conscience de soi. C'est pour ça que j'ai pas tenu face à Shap. C'est pour ça que je ne vois plus ma pote du lycée.

J'ai plus envie de vous apprendre, et d'affronter votre résistance et votre agressivité, je suis trop bien à faire du yoga. C'est mieux que prendre des coups. J'ai tout donné, maintenant, c'est fini les petits. Je vous regarde vous agiter comme une mouche qui ne retrouve plus la fenêtre, je suis sortie du game. Sauf si vous me demandez évidemment, et sans les coups. Je ne prends plus les coups. J'ai disparu du ring.  



On a tous trente ans cette année.

Bon. Pour chaque anniversaire, on créé quelque chose de particulier, un Times up avec des photos de nous, un anniversaire Harry Potter avec des cartes chocogrenouilles où nous sommes les sorciers, une cérémonie du choixpeau, un puzzle avec des photos de nous, une balade contée dans Paris. Des performances d'Art contemporain.

Il y en a qui jouent leur vie sur le projet:

- Quoi, tu ne veux pas participer au Dixit géant qu'on reconstitue en posters 3D? Tu n'as pas de plastifieuse chez toi?
- J'ai pas le temps, je travaille, à Boissy, on a des menaces de mort, un enfant poignardé, des agressions, les flics dans l'école toutes les semaines parce que c'est dangereux...
- Oui, on a tous un travail difficile Marine, et on ne se plaint pas! Tu me déçois!
- Ah ouais, je savais pas que tu croisais des mecs qui voulaient te poignarder, au bureau! Ca s'est vachement dégradé les open spaces.

Hé, les gars, pour mon anniversaire faites un break, c'est cadeau. Pas besoin d'inventer un twister nus recouverts de peinture bio en déclamant Lao Tseu. Votre présence me suffira, une petite salve de vannes, Benjamin qui danse comme un breaker, un câlin, et je serai comblée. J'aime bien quand on se voit. Je ne vais pas mesurer votre amour à votre performance des Beaux Arts de Cergy. J'aime quand on prend des petits dejs, quand on fait le ménage avant de rendre le airbnb, quand on joue à des jeux et qu'on crie. Quand on a le temps. 

Signé: Marcelle Duchamp.

mardi 16 mai 2017

Alors on en est où ?

Mes relations sont de plus en plus courtes. J’ai arrêté d’en avoir plusieurs à la fois (et ça, c’est bien, c’est plus clair ; je les teste une par une maintenant ; c’est le Bachelor, oui; enfin c'est surtout le couvent, dans les faits). J’ai commencé par des relations de quelques mois, puis un mois, on est descendu à trois rendez-vous, dernièrement un rendez-vous. Bientôt je leur ferai coucou de mon bus, je ne m’arrêterai juste plus. Ça ira plus vite.
Il y a une constante. Ce ne sont jamais les hommes qui arrêtent le game. Ils resteraient à côté de n’importe qui, dans des conditions de n’importe quoi. Ils ne mettent jamais rien au clair et laissent planer le doute.  
Hé mais moi, je suis déter. Je suis dé-ter les gars. J’ai vu ce que je veux obtenir, et j’y vais. Oklmement.
Je ne reste pas si je n’ai pas cet élan trop génial pour vous. Même si vous êtes gentil, que vos yeux brillent et que vous me regardez dormir la nuit. Je ne reste pas si vous me mettez sur la gueule, je ne reste pas si vous êtes un queutard, si vous n’avez que la nuit du samedi à m’accorder (on est sur le même projet que le queutard). Je ne reste pas si vous êtes un petit renoi qui cherche une maman, et ce, même si vous êtes taillés comme un dieu pour votre mètre quatre-vingt-dix. Et c’est pas facile tous les jours. Je ne reste pas si vous ne me donnez aucun signe d’amour comme un gangster (c’est qui Booba ? c’est toi !). Je ne reste pas si vous usez de votre autorité comme si j’étais votre enfant. Je ne reste pas si je ne me sens pas reconnue en entier. Je ne reste pas si je ne le sens pas.
Je ne reste plus beaucoup à vrai dire. Je reste si je me sens moi-même et joyeuse à l’idée de vous retrouver, si c’est équilibré. Je suis déter.
En attendant, j’ai le temps de faire du yoga. Beaucoup de yoga. Des stages de yoga, mieux, des vacances de yoga.


Signé: Krishnamurti.

mercredi 3 mai 2017

J'ai plusieurs théories à exposer: celle des ingrédients nécessaires à un bon enseignement, la théorie Nicolas Bedos (autrement appelée, la théorie de la muse, ou la théorie Houellebecq), la théorie de l'art occidental dépressif et psychodramatique, la théorie de la réelle influence de la mort de Dieu depuis Nietzsche.

Je mettrai tout ça dans ma thèse. Après avoir guéri mon corps (parce que c'est lui qui craque son slip, maintenant que j'ai appris à apaiser mon angoisse; après  tout ça j'ouvrirai un cabinet de médecine et je serai riche), j'écrirai ma thèse et je ferai du stand up. Okay, les mecs? The sky is the limit.

Je veux faire du stand up

- Mais t'aurais rien à dire.
- Et ta mère elle aurait des choses à dire?

Réponse B:
- Je suis bonne comme une actrice porno, mais je ne peux pas faire du stand up?
- ... Tu peux mettre un décolleté à la rigueur.
- Non parce que j'écris un blog depuis 2003, alors je m'étais dit que j'avais des choses à dire. Et puis je suis devant des classes toute la journée, à faire des blagues. Et puis Mélanie dit que mes vannes sont vraiment bien!

La preuve par trois. Voilà, j'en ferai quand même, et ça ne sera pas toi qui habitera dans ma maison recouverte de chaux, petit. "Tu me plais, mais t'exagères, j'aurais jamais cru que t'étais comme ca" (référence littéraire).
Alors la nouvelle mode c'est ça? C'est avoir l'air d'un punk anorexique des années 90 croisé avec les survêt Lacoste multicolores? C'est avoir l'air de Mano Solo, avec un petit bout d'Hélène Rollès? C'est avoir l'air d'avoir le SIDA et dormir sur un carton rue du Faubourg Saint Denis?
Bravo les mecs. Moi je reste en pyjama, je vous le dis tout de suite.

"T'es belle comme une doudoune, que je viens de dépouiller"

Après "Meuf, tu suces de luxe", il y a eu "tu es plus bonne qu'une actrice porno". Jure. Et dans sa bouche, c'était un compliment. Le gars exprimait son  plus haut degré d'admiration. Pas de respect, mais d'admiration, il était en pleine déclaration.

- C'est tout ce qui sort de toi?
- Wallah, j'ai tout donné!
- C'est bien.

dimanche 29 janvier 2017

Il y a une puissance qui émane de moi

(je me sens comme un personnage de Dragon Ball Z entouré d’une boule de feu, vous voyez ? et sinon, vous les voyez mes références littéraires ?), quand je porte des bagues et des montres pour homme, une chemise et des baskets, quand je marche dans la rue avec mon casque, quand je regarde mes élèves entrer dans ma classe, quand ils me saluent dans les couloirs et m’appellent « madame » avec joie, respect et reconnaissance, quand je sens que je gère quelque chose qui effraie tous les autres profs (« laissez-moi passer, je m’occupe de Fanta »). Je sens que je participe à une puissance globale avec la FIWB quand on joue, quand on crie tous ensemble, autour d’une table ; avec mes élèves, quand on réfléchit tous ensemble et que je suis adossée au mur, que je creuse leurs réflexions de mes questions, et prends des notes au tableau façon carte mentale. Je me sens heureuse quand je danse à une soirée, ou dans un cours de danse, quand je chante sur de la musique à fond dans ma cuisine quand la maison est vide, quand les autres ont de la répartie, quand on rigole comme des perdues avec Debarbiche, quand Lucile fait des vannes sarcastiques, quand je constate que vous me connaissez bien, que vous avez reconnu ce qu’il y a en moi, et que moi aussi je vous vois les mecs, je suis heureuse quand je vois l’intelligence et la vanne au travail. Ca c’est l’état pétillant, mais il y a aussi l’état heureux méditant, un peu comme une enveloppe plus douce et plus calme.

J'ai élaboré beaucoup de théories ces derniers temps.

Don celle des ingrédients pour une relation épanouie. Je l’ai élaborée dans mon lit, la tête sur l’épaule de Chaouki justement, en parlant avec les mains. 1. Il y a donc cet amour pur et total, qui correspond à une joie assez complète juste parce que la tête de l’autre nous revient, ça, oui ; 2. il y a aussi avoir réglé tous ses parasites internes, s’être regardé avec lucidité, avoir cerné tout ce qui pique et être capable d’engager un lien avec autrui sans trop de turbulences liées à nos propres dysfonctionnements, 3. il y a enfin, être capable d’ajuster à l’infini la relation, pouvoir faire preuve de bienveillance et de compréhension face à tout ce qui se présente, construire quelque chose, de l’ordre de la confiance, de la complicité, à partir de chaque évènement (un évènement comme un braquage de banque par exemple). Je rajoute 4. une certaine co-incidence entre les modes de fonctionnement, les goûts etc.

En ce moment, je réfléchis beaucoup au concept de l'amour pur et total.

Ce serait l’amour débarrassé des mauvaises raisons, de la peur de ne pas plaire, de la peur de dormir seul, de finir seul, la peur d’enchaîner des relations, et de ne pas en avoir une pour toute la vie. L’amour pur et total, ce n’est pas celui dicté par l’envie seule de fonder un foyer, ni l’envie pressante d’aimer quelqu’un. Ce n’est pas l’amour pour le confort psychologique, ce n’est pas celui qui comble notre terreur d’être seul et abandonné. Ce n’est pas qu’il accepte de prendre la place vide (justement on cherchait quelqu’un). C’est qu’on a la chance de s’avoir, vu le level d’amusement atteint. C’est l’amour fondé sur une pure admiration, une pure joie toujours renouvelée d’être en présence de l’autre.
C’est l’amour que je pouvais avoir pour Chaouki, quand je le vois débarquer avec sa tête et sa barbe, je sais que j’ai envie de lui sauter dessus en riant, et de lui faire des bisous sur le visage, je sais que j’ai toujours envie de lui, l’aprèm, le matin, le soir, de le vanner, je sais que je l’ai trouvé immédiatement beau dans son survêt Gap gris à la sortie de la piscine de Vincennes, et ce malgré tout sens commun, je sais que j’admire qui il est, je vois tout, même ce qui n’est pas reluisant, je sais que je serais opé pour l’accompagner dans n’importe quoi. Je sais que je n’aurais envie de personne d’autre, que j’aurais un sentiment de satisfaction intense.

vendredi 27 janvier 2017

Je parle comme mon père. Enfin, il y a les accents de sa voix qui traînent derrière la mienne. Ca donne quelque chose d'abrupt, d'agressif, avec des grossièretés. Avec un léger accent de l'usine des années 80 (et ça sent la clope, le métal et le cuir). Parfois j’entends mes petites collègues, en talons, hyper maquillées, hyper sapées, et je crois qu’à force de me côtoyer, il s’opère de légers changements au niveau de leur vocabulaire.

- Il est complètement con.
- Il va pas nous casser les couilles.
- C’est une pédale, c’est tout.

Les filles. On est dans la merde.

mardi 17 janvier 2017

Juuuuuuuuuuure que le mec qui était blogstar avec moi sur skyblog mais qui écrivait moins bien que moi (il faisait des fautes, et il faisait semblant d'avoir le flow de Sinik) et avec lequel on était amoureux sur MSN mais quand on s’est vus à Dreux il m’a trouvée trop grosse donc on ne s’est plus parlé, passe au Jamel Comedy Club maintenant. Jure que c’est vrai.

Hé mais à ce compte là, je peux faire du stand up.  

dimanche 1 janvier 2017