samedi 26 juillet 2014

C'est parti. J'inaugure la nouvelle session de Secret Story par cette expression: "Ca met du chaud au coeur".

lundi 21 juillet 2014

Dans la série "cette année".

Cette année, j'ai tenu à peu près sans angoisse, jusqu'à hier. L'angoisse estivale. J'avais essayé de l'esquiver en allant à Avignon. Mais il faut bien en revenir. Je suis revenue; elle est revenue. Allez, barre toi maintenant. 
Cette année, j'ai été "désobéissante" et "vindicative" vis à vis de ma hiérarchie (de connards de compétition), et j'ai été virée de l'établissement. Ca tombe bien, j'avais pas envie de rester dans cet établissement de psychorigides qui insultent la pédagogie et la bienveillance. Voilà voilà.  

Pour tout conseil en matière de diplomatie, consultez moi. Envoyez "Va niquer ta mère" au 8 38 38. 

Ce week-end,

je suis sortie tous les soirs. Ca faisait longtemps (un mois, autrement dit: une petite année en durée bitch). Soirée hip-hop à la Bellevilloise; le mec avait des muscles que je n'avais jamais vus en vrai (d'habitude je pécho plutôt des intellos c'est pour ça). 
Maintenant que je suis revenue à Dreux (pourquoi suis-je revenue? Mon angoisse estivale seule le sait), je ressens comme une frustration, parce que j'ai envie de continuer à sortir, et que j'en ai jamais assez, et que non, ici c'est impossible.
C'est comme ça qu'on se retrouve sur adopteunmec à une heure du matin, cliquant sur la fiche d'un mec qui lu la biographie d'Arnold Schwarzenegger. 
Quand on tape "Dreux" sur Adopte, il y a d'abord une bonne centaine de spécimens que nous appellerons "la cour des miracles". Au milieu de tous les cotorep, il s'en trouve un seul qui a lu un livre. D'Arnold Schwarzenegger. 
 Vous voyez, c'est pour ça qu'on ne peut pas sortir à Dreux.  

samedi 21 juin 2014

L'ouragan est bientôt terminé

 (l'année scolaire, bande de moules). C'est la tempête dans ma tête en ce moment - trop de chantiers pour Pascal le Grand Frère. Bientôt, j'aurai le temps de glander (d'avoir des crises d'angoisse car le rythme se sera arrêté, bim, d'un coup, brusquement et violemment) de dormir, et de rebooter mon cerveau. 
De plus, si la meute de loups épileptiques qu'on égorge en bas de chez moi (la chorale du lycée) pouvait se la fermer, j'en serais reconnaissante au reste de l'humanité. 
J'ai la tête comme ça. On dirait mes parents. Tout me "pompe l'air." 

dimanche 25 mai 2014

La première scène de La crème de la crème,

 c’est une soirée prépa, avec des Paul-Lou et des Eve-Marie habillés en Lacoste. Les gens hurlent Les Lacs du Connemara de Michel Sardou. Ils se tiennent par les épaules. Union communautaire dans ce qu’elle a de plus profond. Mais ils sont monstrueux, parce que la petite prolo et les mecs qui ont vécu chez les youyous, qui les regardent, sont exclus de ce monde de riche ; ils ont jamais écouté Michel Sardou, il ne peuvent pas faire corps.
C’est l’histoire de trois étudiants qui créent des échanges entre les deux sortes de pauvretés absolues : celle du sexe (les puceaux des riches), et celle de l’argent (les belles meufs des pauvres). Et ils se font un tas de fric. C’est la chose la plus humaniste qu’ils pouvaient faire, en tenant compte du système capitaliste, et leur orientation HEC. Ils trouvent un profit (ça c’est HEC) dans la résolution partielle de la souffrance des deux classes (ça c’est l’humanisme). 
 Mes potes et moi, on est une sorte de mixte. On n’est pas sponsorisés par Lacoste. Nos parents ont des verres à moutarde Batman et regardent la télé pendant le repas. Mais nous avons écouté Michel Sardou pendant notre enfance et c’est pour ça qu’on fait corps sur les Lacs du Connemara. C’est parce que c’était le Christophe Mae des prolos et que nos mères étaient amoureuses de lui. On n’y peut rien.

En fait quand on meurt,

 c’est pas comme quand on quitte Secret Story. Quand on quitte Secret story, tout se déroule comme si de rien n’était à l’intérieur, ton nom est oublié, personne n’évoque le sujet. C’est l’expérience de la disparition absolue. J’ai toujours trouvé ça vraiment étonnant, que la présence des candidats soit négligeable. Quand ils ne sont plus là, rien ne change, et c’est comme s’ils n’avaient même pas existé. 
Hier en arrivant sur le parking de la chambre funéraire à Gambetta, j’ai vu mon oncle, ma cousine et mon cousin, formant avec leur corps un assemblage que je connais. Leur famille, leurs voix. Et ça m’a frappée, il y avait Nadège, en creux, dans tout ça. C’est assez physique, comme si la présence de sa famille appelait l’espace de la sienne ; presque comme si elle existait, qu’elle allait débarquer avec sa clope et ses paillettes sur le décolleté. Alors, ça fait un peu chialer au début, parce qu’elle ne va pas arriver avec sa clope. Mais surtout, c’est que la disparition absolue ne va pas se produire. Je me demande si je suis normale, ou si je m’acharne à vouloir conserver des souvenirs tenaces, si je refuse de les laisser partir.

lundi 14 avril 2014

Depuis que je suis prof,

tout le monde se fout de ma gueule. Je suis devenue Pascal le grand frère. « Il y a des tensions. C’est qu’il y a un problème. On en parle et on va trouver la solution ensemble. Commençons par identifier le problème. ». En philosophie j’ai appris à penser (parce qu'on avait négligé cette faculté durant ma scolarité dans un institut catholique du 5° arrondissement -à Dreux); dans l’Education nationale, j’ai appris à m’en servir sur les humains. Et c’est vachement bien à tous points de vue, et je ne sais plus pourquoi je voulais en parler. 
 Trouver le sens des choses, c'est un de mes grands plaisirs dans la vie (avec youporn et les croissants).
Les gens disent « mon type de fille c’est … (Kim Kardashian/Véronique Genest) ». Je me suis toujours demandé comment ils faisaient, pour avoir un type, physiquement. Mon type c’était ceux qui étaient sarcastiques.
 Mais à force d’auto-observation (sous la contrainte évidemment), je me suis aperçue que j’en avais un aussi. C’est issu du « traumatisme ». Comme tout le monde. 
Cheveux clairs, crâne rasé, barbe assez courte, un peu trapu, avec une chemise remplie et serrée, et des Wayfarer (quelle originalité ; cependant, quand je dis « trapu », Julie me regarde comme si je venais de débarquer de Tarbes – ou Bruxelles – une ville avec des consanguins, quoi). 

dimanche 6 avril 2014

J'ai trop de trucs à raconter.

Mais les phrases ne viennent pas. Alors j'attends de les entendre (dans ma tête, comme d'habitude - ne vous inquiétez pas pour moi, tout est sous contrôle).