Oh lord, won’t you give me une vie de détective célibataire dans les Cotswolds. Meurtre et tarte au citron meringuée, La quiche fatale, Meurtres et préjugés. Mais pourquoi faut-il toujours que ça commence et que ça finisse par une histoire de régime (et pourquoi est-ce si sexiste, que j’ai l’impression qu’on fait un saut dans l’histoire du monde)? (Parce que les autrices sont de droite). Ca repose : aucune émotion, aucune difficulté, c’est paisible, c’est simple. Il n’y a pas d’oppression (c’est normal c’est de droite).
samedi 29 août 2026
Vous vous rappelez les idoles de l’année blabla.
Cette année, je veux être Pink à la fin du Rock & Roll Hall of Fame de Dolly Parton. Elle est fourbue de joie et de contentement d’être là, entourée de ce qui la rend exactement extatique. Je veux ça.
Maintenant je suis une vieille de l’hétérosexualité.
J’ai peur des hommes, au sens de je vous crains, et je ressens un dégoût, mon dieu. J’ai vécu la vie d’une femme qui se lance sans aucune protection, j’ai fait le tour. J’ai donné mon temps et mon énergie gratuitement – le débit d’une lance à incendie -. Que des demeurés – ou dangereux, petite variation, ou les deux à la fois, les meilleurs crus. J’ai été violée, j’ai porté plainte, un ancien partenaire ne remboursera jamais les reconnaissances de dettes conclues entre nous. Comme quoi tout est possible quand on est un homme, on peut étrangler des gens, dépouiller des femmes, et on continue à être le coach sympa à la salle de sport. Donc je me suis fait dépouiller de mes économies à l'intérieur de mon couple, pendant que j’étais en longue maladie, je suis allée devant le juge, j’ai perdu, on m’a dit, étonnant cette décision, je ne comprends pas.
Incroyable qu’il soit impossible d’avoir justice pour les maltraitances qui me rendent handicapée, pour les viols, pour les violences financières, pour les fois où j’ai eu peur pour ma vie, où je me suis enfermée dans la chambre à clef, où j’ai fui dans la rue, où j’ai dissocié en priant pour être encore là quand tout sera fini. Qui aurait pu prédire.
J’ai expérimenté l’hétérosexualité dans sa normalité, j’ai bien fait le tour. Monique Wittig, donne moi la force de me tenir loin.
Ecoutez, j’ai trouvé un peu de paix.
Grâce à la rTMS, trois protocoles qui se prolongent dans des stabilisations infinies depuis un an et demi.
J’ai trouvé suffisamment de paix pour vivre seule depuis cet
été. Bien 10 ans que c’était plus possible à cause des reviviscences et des
crises d’angoisses nocturnes. L’amas des symptômes dépressifs s’est amenuisé suffisamment
pour que ce soit parfois agréable de vivre et de sortir un petit peu. A 39 ans, super. On sait dormir toute seule et sortir dehors avec moins de souffrance.
Ma vie a juste été un enfer pendant quoi, une trentaine d’année à peine. A
peine la moitié de la vie. Ca valait bien le coup les maltraitances. Bsartek, c’était
nécessaire, productif. Un bien bel accomplissement.
Maintenant qui suis-je, et que reste-il dans toute cette destruction
? A part la lutte je veux dire. Y-a-t-il autre chose que la lutte ?