vendredi 14 janvier 2011

La vie ne fait pas de cadeaux; et nom de Dieu c'est triste Orly le dimanche, avec ou sans Bécaud.

Quand je romps avec quelqu’un, je ne suis pas du genre à dire du mal des gens. Je me rappelle les raisons qui faisaient que je l’aimais bien. Je l’aime toujours bien d’un côté (le côté du souvenir).
Mais là, je commence à me dire que vraiment, t’avais un problème d’égocentrisme très énervant qui ne va pas me manquer. Je crois que j’en suis enfin à la phase de la colère. C’est bon signe. Là je suis tellement énervée que je ferais presque du sport. Presque (j'ai un lumbago c'est dommage).

mardi 11 janvier 2011

L’ORL refuse de m’opérer des végétations,

sous prétexte que je n’ai pas de végétations. Et alors, pourquoi je ne peux pas respirer depuis douze ans ? Hein ? Il m’a prescrit du spray nasal à l’eau de mer et un antihistaminique. Bravo. Je serais restée chez moi, ça aurait été pareil. Opérez-moi merde, retirez-moi le nez je ne sais pas.

Je savais bien que j’allais rentabiliser mon écoute de skyrock.

Dans les couloirs, tout à l’heure, j’en entends un qui imite une expression de la célèbre émission de débats philosophiques.

- Tiens, tu écoutes skyrock ?
- Ouais. Toi aussi ?
- Quand j’étais petite oui. Ah ah. Maintenant j’ai vingt-trois ans, je n’écoute plus ce genre de trucs. Quand même.


Je ne lui ai pas dit qu’en 2003, j’avais un skyblog, histoire de conserver le peu d’honneur qu’il me restait. Il fallait considérer la gueule que j’avais après avoir passé toute une journée sous la pluie (pourquoi les petits veulent faire des récréations en extérieur ? Ils ne peuvent pas aller au Starbucks comme tout le monde, non). Ensuite, déjà que je suis pionne, si j’avoue que j’écoute skyrock, je n’ai plus qu’à aller faire des tours de circuit dans des voitures de sport jaunes le dimanche.
Marx m’en préserve.

dimanche 9 janvier 2011

Le [r] roulé a disparu du français contemporain,

il ne reste plus que le [R] uvulaire. Mais chez Brel, Piaf et le prof de didactique du français, on peut l'entendre.
J'ai appris un peu de phonétique historique ce semestre, mais à Paris III, on m'a dit que ce n'était pas nécessaire: j'ai déjà lu la bibliothèque rose en entier.

Qui veut clasher mon rap, qui veut clasher mon flow, quel est le bâtard qui a dit que j'étais pas au niveau?

En tout cas, avec le niveau de Paris III, ce qui est bien c'est qu'il s'abaisse de lui-même sous le coup de celui de ses élèves. C'est la seule fac qui donne pour consigne aux professeurs de mettre 13 à tout le monde. Parce que pour rentrer en master 2 il faut 13. Logique. Ils entretiennent l'excellence.

PARIS 1 I MISS YOU FOREVER IN MY HEART I WANNA DIE NOT BEING WITH YOU ♥♥♥.

jeudi 6 janvier 2011

Ca y est.

Je ne crois plus en rien. L'humanité ne s'en sortira pas. On va tous crever. Mon élève a publié sur facebook: "Tu sais qu'il y a un bateau qui mène au pays des rêves?".
Ca, et ma commande New Look avec le manteau en peau de mouton de Betty qui n'est jamais arrivée. Si c'est pas malheureux de vivre dans un monde comme ça.

mercredi 5 janvier 2011

Qu’est ce que j’ai pas fait

en devenant amie sur facebook avec la petite du collège à qui je donne des cours de maths (je devais lui dire que j’arrêtais les cours pour me consacrer au sommeil, sans utiliser une seule minute de téléphone).
J’ai maintenant accès aux profils de tous les troisièmes du collège : protection des informations, bravo. Les filles veulent faire Pigalle la nuit mais il y a trois ans elles étaient encore en CM2. Elles affichent des phrases mi à l’eau de rose, mi attardées mentales (mais est- ce que l’un ne signifie pas l’autre ?) : « On a tous besoin d’espoir, smouaak t’es trop belle on est des sœurs pour la vie ». Ca m’étonnerait, elle elle est noire et toi tu es blonde Nadine de Rotshilipepper. Elles ont réussi à mettre des cœurs à l’intérieur même de leur nom de profil. Mais comme c’est un collège à tendance bourgeoise, l’orthographe est plus ou moins sauve (en dehors du signe « cœur cœur cœur » qui jusqu’à présent n’a jamais existé dans la littérature, mais pourquoi pas faire un livre qui s’intitulerait « cœur cœur cœur ». Demandons à Anna Gavalda).

lundi 3 janvier 2011

Pour passer le temps

entre une heure et quatre heures du matin, j’ai ressorti de sous terre la plus grosse daube du monde connu : les frères Scott. J’ai une inquiétude : que ferai-je une fois que j’aurai écumé toutes les séries merdiques du monde. Que me restera-t-il pour les périodes de marasme.
Vers la fin de la saison une, les deux frères Scott ont l’air d’avoir des crises d’acné : ils ont chacun une couche de fond de teint qui ne nous empêche pas d’apercevoir des cratères sur leurs joues (mais ils ont mis au blond un peu trop de terra cota, on dirait Giuseppe). Et ça, ça réconforte mine de rien.

C’est la dernière fois

que je me balade dans Paris une nuit de Nouvel an. Déjà la dernière fois qu’on avait été à porte Maillot à pieds, j’avais dit que je ne le referai pas. Là c’était dans la ligne quatre, avec un mec défoncé (je crois qu’il avait du vomi sur son bonnet) qui harcelait Djamila.

- Et toi ?
- Oh, moi je reste debout à côté, je vais sûrement vomir. Continue de parler avec Djamila. J’ai bien envie de vomir c’est incroyable.

Je n’ai jamais vomi. Même quand j’ai pris la cuite de ma vie, j’ai eu la nausée pendant tout l’été, j’ai fait une échographie pour vérifier l’état de mon foie, mais je n’ai pas vomi. Bref. Quand en même temps, le métro s’est arrêté dans le tunnel, là je me suis dit Bonne année à Paris !, je ne prendrai plus le métro, je vais immigrer à Orléans, et j’apprendrai enfin le japonais à l’ombre d’un arbre dans le parc à côté du lycée Pothier.

dimanche 2 janvier 2011

Maintenant

que j’ai tenté de devenir blonde (je recommencerai l’année prochaine, quand une chevelure naturelle aura repoussé ; parce que là, après quatre teintures consécutives, si j’y touche encore mes cheveux vont tomber -Kojak), je peux commencer la phase tatouage. J’ai un peu fait le tour des motifs : soit un tatouage de yakuza dans le dos, soit une ancre marine. Mais comme je suis une chochotte, on va dire plutôt une ancre marine. J’ai abandonné l’idée d’un dessin qui ferait sens (un tatouage marxiste). Je ne ferai ni dauphin ni papillon ni tribal ; je pense qu’à partir de là, mon engagement politique s’en ressent suffisamment.