vendredi 14 octobre 2011

Mon voisin du dessus

fait une de ses soirées avec ses amis riches. Ils parlent fort de Bernard Henri Lévy et de Montebourg - ça tombe bien, demain matin j'ai un examen à Censier, j'avais pas besoin de dormir. Le problème avec ces gens (en dehors du fait qu'on a envie de leur péter la gueule et qu'ils fument devant ma porte alors que est-ce que moi je viens mettre du camembert avarié sous le paillasson de ce mec pour pourrir l'atmosphère, non - manifestement je devrais) c'est qu'ils n'ont même pas la décence de s'éparpiller à une heure, pour prendre les derniers métros. Ils prennent le taxi ces chacals. Ils ne restent pas non plus avachis sur un canapé ou sur des coussins dans un coin, jusqu'à quatre heures du matin à parler (à un niveau de décibels vraiment raisonnable) de la vie sessouelle de Rassinoux, comme on fait nous quelques fois. Non vraiment, en dehors de mes amis, quelques cinéastes et pas mal de philosophes, l'humanité ne vaut pas le coup. C'est abrupt, mais il fallait le dire.

mardi 11 octobre 2011

« Regarde-moi, dis-moi des mots tendres

(…) je veux, je commande, regarde-moi, j’ai besoin de tes yeux, c’est le miroir où j’existe et sans eux je ne me vois pas» Stéphane Mallarmé (Jean-Jacques Goldman)

Je sais bien que j’écoute les musiques pourries de mon enfance, quand je ne me sens pas de me projeter dans le présent (on est bien mieux en pyjama, non ; oh oui). Depuis ce week-end, « D’eux » de Céline Dion a refait surface (c’est pas moi c’est Julie). C’est le premier CD qu’on m’a offert, je l’écoutais sur ma mini-chaîne, en dessous de mon lit en hauteur, blanc. Et là je suis exactement à plat ventre sur ma moquette violette, je suis en CM2 et la chambre sent le contre plaqué du lit et une sorte de moisissure sèche. Le silence est complet, en dehors de Céline Dion, il n’y a pas beaucoup de lumière, rapport aux deux toutes petites fenêtres. Au plafond, un hamac en corde bleue rempli de peluches. Mon frère, ce petit bâtard, chante des chansons de l'école maternelle devant tout le monde aux repas de famille. Mes parents disent qu'il a une voix exceptionnelle (ils disaient l'année dernière encore qu'il irait en médecine et qu'il deviendrait riche). On ne peut pas vraiment compter sur leur présence d'esprit.

lundi 10 octobre 2011

Au début ça m’a fait bizarre

de ne plus fréquenter personne qui ait un égo surdimensionné et juge d’un œil sévère toutes les productions artistiques du monde. Je me suis doucement attribuée ce rôle, par un effet de substitution ; puisque plus personne ne l’était en face de moi, il m’a fallu l’incarner pour rétablir l’équilibre. Les lois des variations individuelles en milieu social sont complexes – quoi qu’il en soit, je ne suis plus Gisèle Guimier. Maintenant que je suis allée voir trois fois Melancholia, que je lis Shopenhauer, que je prends du lexomil, et que tout cela tient d’une conduite parfaitement habituelle, on peut dire que j’ai absorbé mon précédant partenaire. La prochaine fois je ferai en sorte de manger un clown. Pour le bien de tous. Le vôtre, et le mien.
Je suis une personne simple. De quoi j'ai envie? De vivre à Poudlard, que le plafond soit rempli de bougies, qu'il y ait un banquet où on mangerait des pattes de poulet à la main. Peinard.

vendredi 7 octobre 2011

J’ai fait des vidéos pendant la dernière soirée,

et je me suis rendue compte que je suis vachement bien quand j’ai bu. Je devrais boire plus souvent. Je ne sais pas pourquoi je préfère les psychotropes (si je sais, c'est parce qu’ils ne donnent jamais envie de vomir).
Heureusement que j'aime vraiment étudier (je suis même contente avec de la morphosyntaxe; du moment qu'on ne bafoue pas -trop- la pensée tout va bien), parce que sinon je ne sais pas ce que je deviendrais. Chaque année peu importe ce qui se passe (en général, on me quitte; mais j'espère que l'année prochaine je serai paraplégique), du moment que je suis étudiante tout va bien, surtout durant le temps que je passe à la fac, l'esprit occupé (parce que sinon je suis obligée de garder mon esprit occupé avec Secret Story et bon, je n'ai pas envie de finir blogueuse beauté).

mercredi 5 octobre 2011

J’aime bien Benoît Mariage, cette mouvance du film belge, et surtout j’aime Benoît Poelevoorde. Presque autant que Michel Houellebecq. Dans le genre qui restitue le tragique de la vie (ils sont déprimés, et admirables). J’aime bien le Père Goriot aussi. Ca va mal en ce moment, ça va mal.

mardi 4 octobre 2011

Un instant ça va, et puis le suivant on se retrouve à regarder American Pie 1, 2, 3 et à écouter Sum 41. Putain mais mon moral où est-il. Je commence à croire qu'il est définitivement niqué. J'ai l'impression que tous les gens de bonne humeur prennent de la coke: mais non, c'est juste moi qui suis pourrie en comparaison.

jeudi 29 septembre 2011

J’ai pas besoin de mec (de toute façon je compte désormais organiser un Bachelor pour déterminer qui aura le droit de me fréquenter ; je vais commencer par reprendre les vieilles méthodes qui offrent les garanties nécessaires : la cour, le mariage et ensuite le sexe), Mélanie m’envoie des poèmes avec des rimes au subjonctif.

mardi 27 septembre 2011

Etant données les circonstances politiques exceptionnelles :

le Sénat est à gauche, le monde est sans dessus dessous –j’ai même plus envie de regarder Secret story, je recommence à lire avec plaisir ; je pense qu’on peut décréter la VI° République.
On a dansé avec Rassinoux sur Feeling good de Nina Simone en buvant des pina colada, pendant que les autres fumaient des cigarettes indonésiennes en bas. On a chanté avec Pauline du Michel Sardou. J’ai fumé de la beuh, je suis arrivée quelque part en sautillant, et ça les gars, ça faisait longtemps que j’arrivais plus nulle part en sautillant. Je reviens tout juste là. Je ne vous exposerai pas la théorie de l’entrave (je l’ai élaborée dans le train, quand mon lecteur MP3 était cassé). Il m’aura fallu une petite année pour retrouver un état quasi naturel. J'ai retrouvé l'envie d'avoir envie. Je peux tout faire maintenant. Terminer dans une fontaine, me balader avec une affiche « Ben Stiller n’est pas Daniel Day Lewis même s’ils se ressemblent », tout.

mardi 6 septembre 2011

J’ai beaucoup trop travaillé dans ma vie (lire des livres, toujours lire des livres). J’ai maintenant décidé d’aller boire des monacos, voir les comédies musicales de Christophe Honoré et de pleurer ma race jusqu’à ce que je n’aie plus rien à pleurer – comme ça on n’en parle plus ; un jour la source sera complètement tarie-, et sortir faire n’importe quoi. Je vais même au restaurant. Arrêtez-moi, ça devient dangereux.