mercredi 12 juin 2013

Après la rubrique des expressions les plus pourries du monde,

 mixées et remixées par les candidats de téléréalité - elle est là la faille de l’Éducation Nationale - (à ce propos, je vous ai cité "j'avais la tête au fond du trou", entre la tête dans le cul, et être au fond du trou? Et "j'ai tiré une croix sur Capucine" -oh mon dieu, quelqu'un lui a tiré une croix dessus-, entre j'ai tiré un trait sur, et j'ai fait une croix sur? ), je voudrais inaugurer une autre rubrique: celle des mots ou expressions qui sonnent grave bien.
J'ai fait faire ça à mes élèves, relever les mots ou les passages qui leur ont bien plu, dans leur journal intime de lecture (ils aiment majoritairement les adverbes tarabiscotés, et les blagues; c'est qu'ils comprennent les blagues; et c'est bien).
Bref, qu'est-ce que vous pensez de: "ce sombre fils de pute". C'est beau hein?

Les filles ont trouvé un néologisme

pour parler de moi : elles disent que je suis «mythocondriaque». « Mytho » pour les hyperboles (aka exagérations pour ceux qui n’ont pas écouté les cours de français ; mais que resterait-il de moi sans ça, et le langage imagé que j’ai piqué à mon père qui racontait ses histoires avec du rythme et qui balançait des vannes que j’écoutais avec attention durant les diners avec ses amis dans les années 2000? rien, il n’y aurait même pas de blog), et « condriaque », pour hypocondriaque. Là, je ne m’oppose pas. On sait. 
En ce moment, il y a un tas de maladies plus ou moins rares qui s’attaquent à mon corps. Et évidemment j’ai du faire un test pour savoir si je n’avais pas la syphillis, le SIDA, la mononucléose, des trucs comme ça. Je n’ai rien de mortel, à part que je suis grave décalquée, et que donc je traîne des choses. Ne m’appelez pas pour sortir : je dois dormir (regarder Secret Story et Les Anges de la téléréalité). 
 Personne ne pourra dire que je n’ai pas tout donné cette année, bande de boloss (Oui, je suis agressive, mais seulement envers la partie de l’humanité qui croit que je ne fous rien de la life. Bande de bâtards).

dimanche 2 juin 2013

Pour mon anniversaire

 j’ai invité tout le monde, la FIWB et affiliés, dans mon jardin de Dreux, à boire de la tequila, fumer des royales menthol, et danser le mia à la lumière de très grosses bougies (un de mes trucs préférés dans la vie).
Mes parents croyaient que les flics allaient débarquer parce qu’on aurait mis Kanye West trop fort. Comme lors de ma boum en quatrième. Ils voulaient aussi m’interdire d’avoir une sono. Ils ont cru que j’avais douze ans. Mais je n’ai plus douze ans. Et oui. J’ai dix-sept ans maintenant. Alors laissez-moi vivre un peu, merde, je suis une femme.
Les meufs m’ont fait une choré hip hop-street-sexy bitch sur du Sexion d’assaut (rien n’aurait pu me faire plus plaisir ; rien). Capuches, lunettes noires, booty shake. Vous êtes merveilleuses. Vous êtes le soleil de ma vie, la couleur de l’amour, tout ça.
J’ai eu droit à la totale, afin de reconstituer mon ego (un peu meurtri, par différents évènements que je ne citerai pas, enfin si quand même, notamment « REINE=PUTE » sur une porte dans le collège vendredi ; tranquille, les aléas du métier-). On m’a dit que j’étais sexy, viens on dort en cuillère. Câlins collectifs, et moins collectifs. J’ai enfin emballé Clairassinoux. J’aurais largement pu pécho Julie sur les coussins de la terrasse. Mais j’étais trop fatiguée. 

dimanche 26 mai 2013

A chaque soirée,

je m'entaille une partie du corps: l'avant-bras, le pouce. Je rentre et je ne sais même pas comment je me suis fait ça. Ne me laissez pas seule avec un objet pointu, un tire-bouchon, le coin d'une fenêtre, après trois rosé-pamplemousse, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

vendredi 24 mai 2013

C'est tendu tendu en ce moment.

Je peux partir en cacahuètes à tout moment, alors j'écris pas trop. C'est comme la période radio latina-lexomil: faut que je m'accroche à des trucs, je suis sur le fil. Sauf que je ne prends plus de lexomil, je lutte seule, et que j'ai une petite maladie qui s'accroche bien et contre laquelle la médecine moderne ne peut rien (c'est parti la naturopathie, les sectes, le vaudou et tout ça).

J'ai toujours pas compris comment choisir mes mecs. Il y a les hormones qui jouent un rôle, alors même si c'est un gros bâtard et qu'il me prend pour une secrétaire de la mairie de Dreux qui se branle 24 24 et qui se lime les ongles, qu'il me dit de me taire: je cours. Oui mais les mecs, il ressemblait à Medhi de La Belle et ses Princes 2.
Je sais bien.

samedi 18 mai 2013

J'ai été déçue cinq minutes par Paris, en revenant de Berlin.

Mais c’est sûrement que je venais de faire treize heures de train de nuit, entre les wagons couchettes, assise sur les sacs de linge sale, entre bière, beuh, volvic pomme, un mec super antipathique qui fait du télémarketing après son école de commerce (-déjà il a fait une école de commerce c’était mal parti- « mais les gens n’ont qu’à raccrocher s’ils n’ont pas besoin de mes assurances, regarde, moi je raccroche quand j’ai pas besoin de ce qu’on veut me vendre » ; sinon Djami a de nouveau envie de se battre, je te l’envoie), un groupe quasi identique à la FIWB, en plus beau (coeur coeur coeur ptdr), masculin et socialisable. Vers six heures du mat’, les fous rire avec Claire, quand je me suis levée pour mettre un coup de pression au mec qui revient trois fois pour nous proposer du café. Laisse nous tranquille Schnitzel, on dort, c’est la nuit.

mercredi 1 mai 2013

Je sais bien qu’on a échappé à l’apocalypse de 2012.

Mais je ne sais pas si on est sortis d’affaire. Entendu dans la Belle et ses princes : « … quitte à se cracher du sucre sur le dos ». Sur le dos de qui ? Va chercher le sucre Apitchapong, va, on t’attend.

lundi 29 avril 2013

J’allais m’balader. Et ceux qui me les cassaient j’étais chaud pour les balafrer.

J’ai quartorze ans. J’ai fait le W du Wati B au concert de Sexion d’Assaut. J’ai dansé, dansé. J’ai gueulé, gueulé. On a embrassé des mecs avec Rassine, dans les rues de Bourges. Pour l’amour de l’humanité. On ne peut pas mourir sans avoir roulé beaucoup beaucoup de pelles. J’ai embrassé le mec au sweat bleu à côté de la batucada. J’ai embrassé les membres consentants de la FIWB (et essayé de violer les non consentants). Ce Printemps de Bourges, j’ai quatorze ans. Et c’est cool.

mercredi 17 avril 2013

Ca commence. Les mecs sont toujours des tarba. J'ai un job (bon à part aujourd'hui, j'ai pris un jour de congé). Toujours une forte propension à écouter la soupe de la radio (mais fait-on le ménage sur "Tout ça me tourmente" de Benjamin Biolay, la réponse est non).

dimanche 14 avril 2013

Rassine me prend dans ses bras,

 sur le quai, vers deux heures du mat':
 - Ca va aller.
- L'inspection ou la vie?
- Les deux...
 
 Prix de la poésie 2013.

Elle était à deux doigts de booker ses vacances d'été avec nous (Claire est un electron libre, aujourd'hui à Nation, demain à Brasilia, après demain à Varsovie). Comme quoi, ma beuh est pas si pourrie. On ne pouvait plus l'arrêter de chanter Skyfall après ça.