dimanche 6 octobre 2013

Article intitulé les profs de français sont des connasses

Quand j’ai demandé le vidéoprojo puis où était la salle de théâtre à une seule et même professeur de français, c’en a été trop pour elle. Trop de contact, elle a fait une overdose. Elle va vivre en recluse avec sa flûte à bec, deux-trois semaines. Elle m’a demandé d’ « arrêter de la solliciter », qu’elle n’était pas là pour me « cornaquer ». Déjà je ne savais pas que le mot existait -en fait elle me disait dégage, mais en bourgeois. Ensuite c’est une bête ou un humain, la meuf ? Je lui ai dit « j’espère que tu me pardonneras de t’avoir importunée », ce qui dans ma bouche de malpolie -malpolie de père en fille depuis 1998- , est ironique; ca clignotait. Elle me répond « pas de souci ». Elle me pardonne donc. Dans sa grande mansuétude. De connasse (j’aime bien l’ironie, mais les insultes aussi ; l’une ne va pas sans les autres). 
 En ce moment je suis de mauvaise humeur (comme Djami, entre huit heures et midi -fallait pas la réveiller). J'ai vanné Marco et Julie toute la soirée hier, ils ont failli me jeter par la fenêtre (mais je sais bien que Julie adore ça). Donc, sinon, ça se passe comment les rapports entre les humains dans ce collège? Avant toute chose, où sont les humains? Que j'aille m'intégrer à leur écosystème.

dimanche 29 septembre 2013

Le soir je rentre et je commence à écrire des articles,

 que je ne termine jamais parce que j'ai autre chose à faire. Aller à des soirées ou corriger les rédactions de mes petites peluches de quatrième (je ne sais pas si l'image sera validée par les parents d'élèves) et de mes premières.
 
J'ai des premières, et même si j'ai été dubitative quelques temps, ca commence à rouler (la question, c'était: est-ce que la bête allait me dominer, ou est-ce que j'allais dominer la bête: ils sont presque quarante, ils sont bourgeois, ils sont là pour essayer de me mettre une race - ce ne sont plus des peluches; mais ce ne sont pas non plus des gangsters, et trois semaines m'auront suffit pour les mater ces bâtards). Mes efforts de mise en place portent lentement leurs fruits. Y'a moyen de s'éclater, y'a moyen de créer une ambiance de travail et de bien réfléchir, que ça devienne important, un truc personnel. Pas juste de l'école. 
 
Y'a moyen de moyenner de s'éclater la rate, comme d'hab. Ca s'annonce bien. Au début, j'étais dubitative. Il y a toujours une période de latence, le temps que je me mette bien, et qu'on joue selon les règles de Madame Reine. Pendant cette période, faut pas me demander si ça va - parce que je suis à deux doigts de me reconvertir dans les assurances.  
 
Les petits de l'année dernière m'envoient des mails pour savoir comment je vais et où je suis -pas dans le 77 et ça c'est bien. Ca va merci. Par exemple, j'arrive à ne plus sortir avec des fous furieux. Je suis sur la voie de la sagesse.

mercredi 18 septembre 2013

La semaine dernière, je me suis faite agresser sexuellement par une copine de Julie,

 qui a voulu poser sa tête sur mes seins et respirer mon parfum. Ensuite elle m’a demandé si j’avais déjà envisagé de faire l’amour avec une fille.
A partir d’un moment (trois verres de rosé portugais), on se dit tous qu’on s’aime, c’est toujours, toujours pareil. On repart avec le dernier métro comme des vieux de la vieille, à la fin de leur journée harassante (maintenant qu’on travaille). Rassine est assise sur un fauteuil du quai de métro. Elle tourne la tête et me dit « je t’aime, tu sais ». Mon regard de braise, mon parfum - et la courbe de mes seins- l’avaient sûrement séduite. Entre nous tous, c’est tellement chaud et stimulant (ça a l’air sexuel comme ça, oh oui, ça l’est). Personne n’a notre force, quand on est lancés (j’ai même le droit de vanner Claire sur ses petits cheveux, autour du front). Personne ne nous aime comme nous nous aimons.
C’est pour ça que le mec des chèvres n’est pas assez.

Je savais bien que je ne devais pas le dire,

le formuler, que je jetais le mec des chèvres expérimentales. On pouvait rester dans l’indétermination, ne plus jamais se voir, et s’oublier. Il m’a forcée à le dire, et maintenant j’ai fait une petite montée d’angoisse à la gym. Et bah voilà. Comme d’hab.
A l’intérieur il y a une voix qui crie un truc, qui n’est pas d’accord pour que jamais personne ne m'aime.
Pourtant mon père a dit samedi qu'il ne m'abandonnerait jamais, et les filles sont là, toujours.  

lundi 9 septembre 2013

Samedi, on était toutes dans un pub à kékés à Grands Boulevards.

 La musique était mauvaise : ils ont passé David Guetta ; tu me diras on l’a bien écouté -oui mais d’un air désapprobateur- pendant qu’on dansait frénétiquement telles des sauvages -il faisait nuit à ce moment là, personne ne pouvait voir nos mouvements exacts-, avec Djami et Julie, à Solidays.
Donc nous étions dans le pub, la musique était mauvaise, ils ne servaient pas de téquila après deux heures, or nous sommes arrivées à deux heures, il faisait trop chaud, on était tous serrés, les gens nous poussaient, nous renversaient de la bière sur les bras : on était au paroxysme de la liesse.
Quand Rassine m’a dit , d'un air désespéré : « Marine, s’il te plaît, tu veux pas mettre ta musique ? ». Là sous mes yeux, tout mon passé de musico-pourriste a été effacé ; mon véritable travail a été reconnu. Celui de passer de la musique en soirée (je m’applique en plus).

mardi 3 septembre 2013

La malédiction

Vous êtes très bizarre, très brillant, autodidacte, vous souffrez de quelconques symptômes schizophrènes, ou à la limite (pour la touche personnelle), d'accès de violence ? Vous méprisez le monde et vous êtes d’une arrogance sans nom ? Vous êtes unique et personne ne peut vous comprendre ? Les gens hésitent entre vous mettre des grosses claques et vous admirer ? Votre principal centre d’intérêt est vous-même ? Votre bibliothèque recense les meilleurs ouvrages de ce monde, vous le savez, à l’exclusion de tous les autres ? Votre seule présence suffit à rendre le sexe magique, selon vous (point trop d’effort). Vous n’allez pas m’appeler, vous avez l’intention de faire comme si je n’existais pas les ¾ du temps, vous ne me donnerez pas ce dont j’ai besoin, vous n’allez finalement pas vraiment m’aimer. Vous ne savez aimer que vous-même : la donne est faussée depuis le début, forcément. Je me sentirai comme une merde et serai seule au monde au sein de mon couple.
Non ce n’est pas l’horoscope. C’est le portrait des mecs que je pécho, ceux dont je me rappelle en tout cas (et là, je pose la question : cela valait-il vraiment bien le coup que je m’en rappelle). Vous êtes pour moi, parce que les autres ne m’intéressent pas; je vous dis maintenant d’aller vous faire enculer.
Et comme on dit à Tarbes : Rien ne vaut jamais trop rien. Surtout pas vous, bande de bâtards.

lundi 2 septembre 2013

Article intitulé: la psychologie c'est n'imp', mais des fois c'est rigolo.

Cette nuit j'ai rêvé qu'on me poursuivait. Comme d'hab. Y'avait l'ami de Boris qui croit que les filles mouillent du cul, et des élèves très violents (je me disais: mais non, ce sont des élèves du 93 de TF1 ça! Les vrais élèves ne feraient jamais ça; une situation de conflit a été créée, il faut tout reprendre depuis le début...). Quand, manquant de pédagogie, j'ai réussi à les faire exploser (ils avaient des explosifs, et j'avais une grosse bande de phosphore comme on trouve sur le côté des boîtes d'allumettes).  En même temps ils voulaient me tuer: la situation était bloquée.
 
J'étais délivrée. Ensuite je suis allée m'acheter un maillot de bain chez Décathlon, afin de vivre tranquillement sur la plage. 
 
Je vous laisse interpréter. C'est la première fois que je me délivre de mes poursuivants (enfin je vous aide un peu là).  
 
BIM BAM BOUM: c'est qui le plus fort.

dimanche 1 septembre 2013

A un moment, il faut arrêter d'être une chochotte. Nous y sommes justement arrivés: c’est le moment.


 Hier quelqu’un a dit ma fameuse réplique : « je vois des gars, j’ai envie qu’on me fasse des câlins ». Et je me suis rendue compte que quand on dit ça, c’est qu’on n’est pas au top de sa forme... On a envie qu’on s’occupe de nous, qu’on nous prenne en charge.
Ca suffit de supplier: je traîne ma carcasse sur les genoux depuis combien de temps? J’ai plus envie de chouiner et de réclamer des caresses comme un chat. Je suis Madame Reine. J’écoute Oxmo Puccino très fort dans le casque. J’ai le pouvoir, pourquoi j'avais oublié?

Je sais pas comment c'est arrivé, mais c'est le moment Rocky -ça doit être ma cure de magnésium. C'était pas Boris le problème, c'est que j'ai découvert l'abandon, dont je me protégeais depuis toujours en bétonnant bien mes bandes (la liste des gens qui m'aiment  définitivement sur terre). Ca suffit d'être une chochotte. Je me saoule moi-même (alors les autres! La bénédiction d'Allah et la paix sur vous, qui m'avez supportée). 

samedi 3 août 2013

Dans les Amours Imaginaires, Monia Chokri a tout dit : «l’important, c’est de dormir en cuiller»

Vous avez pas remarqué à quel point je manque de modération? (Si, hein). Soit je m’en fous mais alors absolument et définitivement ; de ces mecs là je ne vous en parle pas trop, j’ai déjà du mal à m’en rappeler (Julie : « - Mais si, rappelle-toi, tu nous en parlais en novembre, tu étais bien…», Moi : « - Non je te jure j’avais personne en novembre »), soit je sens bien que j’ai envie d’ouvrir les vannes et que je peux commencer à ressentir une véritable affection, vouloir son bien et souffrir quand il souffre (ce soir je me sens l’âme d’un auteur de secret story), encore pleurer pendant deux ans, avoir le cœur démonté en soixante parties (c’est beau ou c’est pas beau comme métaphore). Je n'y vais pas pour l'instant, je ne sais pas si j'y survivrai.
Plus ça va, mais vraiment, plus ça va, plus je ressens  les petites choses qui restaient et que je comprenais seulement de loin chez les personnages houellebecquiens. On n'est toujours pas sortis de la berge.

vendredi 2 août 2013

Je me demandais toujours pourquoi

Gwen reprenait de la coke, alors même qu’elle avait fait plusieurs bads, qui étaient censés la dissuader à tout jamais de reprendre ce genre de truc. Mais on en avait conclu toutes les deux qu’elle oubliait, simplement. Ca a l’air con comme ça, mais c’est normal. Moi c’est pareil, j’oublie. Mais dès que je fouille un peu sur le blog, je me rappelle.
Cette angoisse permanente à 2/10 n’est pas nouvelle. Je dois la confondre avec l’espèce de tristesse vachement pesante que je ressentais quand je lisais l’Odyssée sur le bateau l’été dernier ou celui d’avant, quand je disais qu’il ne fallait pas m’abandonner, parce que je ne m’en remettais jamais (je m’étais un peu investie avec le mec qui ressemblait à Boris, et on m’avait encore retrouvée en train de pleurer dans la purée - tout un concept, n’essayez pas de visualiser-). La même tristesse que j'essayais d'éviter quand j'écoutais Radio Latina sur mon lit, la liste des choses qui pouvaient me faire du bien accrochée au mur parce que j'y pensais même pas (aller au hammam, respirer calmement...).
Je dois confondre avec le stress que je ressentais en permanence, quand je faisais mes mémoires, l’été. Je me couchais la peur au ventre, pourtant j’habitais pas à Bagdad. Cette année j’ai oublié.
J’ai été tellement enthousiaste, occupée, épuisée, folle de joie dès que je réussissais un truc, que j’ai oublié cet état qui m’est en fait assez habituel, et peut-être naturel. Voilà voilà. Mais moi j’en ai marre de ce fond de mélancolie. Je l’annonce, je ne serai pas Michel des Particules élémentaires.