samedi 9 novembre 2013

Les pubs qui me rendent triste : Joeystarr qui vend des jeans pour demi-cérébrés -avec les fausses griffures jaunies. Adrian Brody qui vend des rasoirs (mais Adrian, tu avais assez de maisons de vacances, pourquoi ?) Et une pub pour un produit qui nettoie les chiottes : « Les femmes, vous voulez protéger vos enfants ? Protégez votre maison avec le nettoyant pour chiottes ». Soyez une bonne mère, laissez les WC désinfectés. Les filles, on a un pouvoir qui nous dépasse: on peut maintenant parfumer la maison au Fébrèze, et laisser les WC parfaitement propres.
Ca me rend triste triste triste.
La belle et ses Princes presque charmants recommence. On m'avait même pas prévenue! Comment voulez-vous qu'on s'en sorte.

mercredi 23 octobre 2013

Ce qui me déchire le cœur à chaque fois

que je vois des photos de la vie de Boris, sur le blog de sa meuf (parce que sa meuf a un blog, une frange, une grosse tête, comme moi, mais certainement pas une grande gueule de connasse comme la mienne et c’est ce qui change tout), c’est que ce sont les mêmes objets. Les mêmes couverts : j’ai mangé avec, les mêmes assiettes noires, les mêmes chemises : je les ai touchées, la même sculpture du mec sans bras avec des rayures dans la matière, le même chat. Le même blouson noir que j’aimais pas -mais maintenant évidemment tu peux le mettre.
C’est un truc qui me cause une douleur assez insoutenable. Il fait les mêmes choses ; dans les mêmes endroits, avec les mêmes objets. Je sais pas, ça devrait être interdit.
Le pire n’est pas que je ne sois plus là. Non. Ca, ça ira merci. Je m’en suis remise (je sais pas si je m’en remets en fait, depuis tout ce temps; ce qui est dû à quoi; mais putain j’ai du mal à vivre. C'est comme si on m'avait bousculée il y a très longtemps, et que je n'avais jamais retrouvé l'équilibre - oui je sais c'est beau).
Le pire, c’est que j’ai été là, et qu’il n’y a aucune trace de mon passage, et qu’on dirait que vraiment j’ai à peine existé.
C’est une sorte d’expérience de la mort : tout continue à être exactement pareil, sauf que je ne suis plus là. Et bah merci, tiens. Je vais aller faire ma crise d’angoisse dans mon coin.
Je rigole (je suis hilarante).  

mardi 8 octobre 2013

Je ne sais pas trop quoi en faire, mais j'ai la Haine. Je l'ai depuis que j'ai quinze ans à peu près.
 Allez, je la garde.

dimanche 6 octobre 2013

Article intitulé les profs de français sont des connasses

Quand j’ai demandé le vidéoprojo puis où était la salle de théâtre à une seule et même professeur de français, c’en a été trop pour elle. Trop de contact, elle a fait une overdose. Elle va vivre en recluse avec sa flûte à bec, deux-trois semaines. Elle m’a demandé d’ « arrêter de la solliciter », qu’elle n’était pas là pour me « cornaquer ». Déjà je ne savais pas que le mot existait -en fait elle me disait dégage, mais en bourgeois. Ensuite c’est une bête ou un humain, la meuf ? Je lui ai dit « j’espère que tu me pardonneras de t’avoir importunée », ce qui dans ma bouche de malpolie -malpolie de père en fille depuis 1998- , est ironique; ca clignotait. Elle me répond « pas de souci ». Elle me pardonne donc. Dans sa grande mansuétude. De connasse (j’aime bien l’ironie, mais les insultes aussi ; l’une ne va pas sans les autres). 
 En ce moment je suis de mauvaise humeur (comme Djami, entre huit heures et midi -fallait pas la réveiller). J'ai vanné Marco et Julie toute la soirée hier, ils ont failli me jeter par la fenêtre (mais je sais bien que Julie adore ça). Donc, sinon, ça se passe comment les rapports entre les humains dans ce collège? Avant toute chose, où sont les humains? Que j'aille m'intégrer à leur écosystème.

dimanche 29 septembre 2013

Le soir je rentre et je commence à écrire des articles,

 que je ne termine jamais parce que j'ai autre chose à faire. Aller à des soirées ou corriger les rédactions de mes petites peluches de quatrième (je ne sais pas si l'image sera validée par les parents d'élèves) et de mes premières.
 
J'ai des premières, et même si j'ai été dubitative quelques temps, ca commence à rouler (la question, c'était: est-ce que la bête allait me dominer, ou est-ce que j'allais dominer la bête: ils sont presque quarante, ils sont bourgeois, ils sont là pour essayer de me mettre une race - ce ne sont plus des peluches; mais ce ne sont pas non plus des gangsters, et trois semaines m'auront suffit pour les mater ces bâtards). Mes efforts de mise en place portent lentement leurs fruits. Y'a moyen de s'éclater, y'a moyen de créer une ambiance de travail et de bien réfléchir, que ça devienne important, un truc personnel. Pas juste de l'école. 
 
Y'a moyen de moyenner de s'éclater la rate, comme d'hab. Ca s'annonce bien. Au début, j'étais dubitative. Il y a toujours une période de latence, le temps que je me mette bien, et qu'on joue selon les règles de Madame Reine. Pendant cette période, faut pas me demander si ça va - parce que je suis à deux doigts de me reconvertir dans les assurances.  
 
Les petits de l'année dernière m'envoient des mails pour savoir comment je vais et où je suis -pas dans le 77 et ça c'est bien. Ca va merci. Par exemple, j'arrive à ne plus sortir avec des fous furieux. Je suis sur la voie de la sagesse.

mercredi 18 septembre 2013

La semaine dernière, je me suis faite agresser sexuellement par une copine de Julie,

 qui a voulu poser sa tête sur mes seins et respirer mon parfum. Ensuite elle m’a demandé si j’avais déjà envisagé de faire l’amour avec une fille.
A partir d’un moment (trois verres de rosé portugais), on se dit tous qu’on s’aime, c’est toujours, toujours pareil. On repart avec le dernier métro comme des vieux de la vieille, à la fin de leur journée harassante (maintenant qu’on travaille). Rassine est assise sur un fauteuil du quai de métro. Elle tourne la tête et me dit « je t’aime, tu sais ». Mon regard de braise, mon parfum - et la courbe de mes seins- l’avaient sûrement séduite. Entre nous tous, c’est tellement chaud et stimulant (ça a l’air sexuel comme ça, oh oui, ça l’est). Personne n’a notre force, quand on est lancés (j’ai même le droit de vanner Claire sur ses petits cheveux, autour du front). Personne ne nous aime comme nous nous aimons.
C’est pour ça que le mec des chèvres n’est pas assez.

Je savais bien que je ne devais pas le dire,

le formuler, que je jetais le mec des chèvres expérimentales. On pouvait rester dans l’indétermination, ne plus jamais se voir, et s’oublier. Il m’a forcée à le dire, et maintenant j’ai fait une petite montée d’angoisse à la gym. Et bah voilà. Comme d’hab.
A l’intérieur il y a une voix qui crie un truc, qui n’est pas d’accord pour que jamais personne ne m'aime.
Pourtant mon père a dit samedi qu'il ne m'abandonnerait jamais, et les filles sont là, toujours.  

lundi 9 septembre 2013

Samedi, on était toutes dans un pub à kékés à Grands Boulevards.

 La musique était mauvaise : ils ont passé David Guetta ; tu me diras on l’a bien écouté -oui mais d’un air désapprobateur- pendant qu’on dansait frénétiquement telles des sauvages -il faisait nuit à ce moment là, personne ne pouvait voir nos mouvements exacts-, avec Djami et Julie, à Solidays.
Donc nous étions dans le pub, la musique était mauvaise, ils ne servaient pas de téquila après deux heures, or nous sommes arrivées à deux heures, il faisait trop chaud, on était tous serrés, les gens nous poussaient, nous renversaient de la bière sur les bras : on était au paroxysme de la liesse.
Quand Rassine m’a dit , d'un air désespéré : « Marine, s’il te plaît, tu veux pas mettre ta musique ? ». Là sous mes yeux, tout mon passé de musico-pourriste a été effacé ; mon véritable travail a été reconnu. Celui de passer de la musique en soirée (je m’applique en plus).

mardi 3 septembre 2013

La malédiction

Vous êtes très bizarre, très brillant, autodidacte, vous souffrez de quelconques symptômes schizophrènes, ou à la limite (pour la touche personnelle), d'accès de violence ? Vous méprisez le monde et vous êtes d’une arrogance sans nom ? Vous êtes unique et personne ne peut vous comprendre ? Les gens hésitent entre vous mettre des grosses claques et vous admirer ? Votre principal centre d’intérêt est vous-même ? Votre bibliothèque recense les meilleurs ouvrages de ce monde, vous le savez, à l’exclusion de tous les autres ? Votre seule présence suffit à rendre le sexe magique, selon vous (point trop d’effort). Vous n’allez pas m’appeler, vous avez l’intention de faire comme si je n’existais pas les ¾ du temps, vous ne me donnerez pas ce dont j’ai besoin, vous n’allez finalement pas vraiment m’aimer. Vous ne savez aimer que vous-même : la donne est faussée depuis le début, forcément. Je me sentirai comme une merde et serai seule au monde au sein de mon couple.
Non ce n’est pas l’horoscope. C’est le portrait des mecs que je pécho, ceux dont je me rappelle en tout cas (et là, je pose la question : cela valait-il vraiment bien le coup que je m’en rappelle). Vous êtes pour moi, parce que les autres ne m’intéressent pas; je vous dis maintenant d’aller vous faire enculer.
Et comme on dit à Tarbes : Rien ne vaut jamais trop rien. Surtout pas vous, bande de bâtards.