dimanche 2 février 2014

Je l’avoue quand je reviens de soirée,

après avoir micropécho des mecs, je suis bien. C’est la nouvelle version de moi (la version pute). La version qui n’est plus dévastée, en crise psychologique : la version flex. J’aime bien la version flex, elle renoue avec l’exaltation de mon adolescence.
Ce week-end, les filles m’ont manqué. D’habitude on sort le samedi, on danse le handi-booty shake avec Claire, on fume de royales sur le toit de la Bellevilloise avec Julie, on pécho (moi je micropécho, donc : c'est-à-dire que je ne me retrouve pas dans le lit d’un mec que je ne connais pas, déjà ça peut être un psychopathe, ensuite je n’aime pas faire ce genre de choses, et puis c’est bien trop éprouvant de laisser entrer quelqu’un dans sa vie pour quelques heures - abandon en accéléré si le mec m’intéresse ; et je ne vais pas aller dans son lit s’il ne m’intéresse pas au point de créer une petite souffrance au moment de la séparation. C’est insoluble).
Je veille sur Rassinette, qui s’en va avec des moches lorsqu’elle est trop bourrée ; un mec qui ressemblait à Neville Londubat la dernière fois. Un mec qui ressemblait à Rim’K du 113, la fois d’avant. Mais Rim’K avec un bob sur la tête et une petite moustache, comme dans les années 90. Je veille sur Djami qui de toute façon, me tient la main plusieurs heures d’affilée en dansant, quand elle a bu deux planteurs. Je ne veille pas sur Emilie qui disparaît cinq minutes après notre arrivée pour explorer les lieux.
Le dimanche on se rejoint au calme. J’aime bien nos habitudes -j’aime bien les habitudes. Ce week-end je suis restée à grelotter et transpirer dans mon lit (mais comment peut-on faire les deux à la fois ?), et vous m’avez manqué.

samedi 1 février 2014

En ce moment, j'ai rien à faire.

J'ai 40 de fièvre. J'ai d'abord cru que j'allais mourir -puis j'ai pris un paracétamol (et j'ai perdu deux degrés, comme quoi ma mère avait raison).

mardi 28 janvier 2014

Trop bizarre

l’image que j’ai dans mon groupe d’amis. J’ai été la première à avoir un mec avec qui on faisait du sexe (des fois; mais pour vous donner une idée du truc, la dernière fois que j'ai dansé avec un mec bourré à la Bellevilloise, c'était mieux) : j’ai eu le premier vrai couple. C’était en hypokhâgne - on est ce qu’on peut appeler des rapides -. J’ai été la première à rompre et à sentir que j’allais mourir, puis faire des crises d’angoisse. Maintenant, les autres m’appellent et me disent : putain hier j’ai failli faire une crise d’angoisse, j’ai senti une pression, j’arrivais plus à respirer, j’ai failli t’appeler. Appelle, je suis au point. Je gère. Je me demande ce qui vient après. Mais je préfère ne pas baliser le chemin (allez-y, c’est moi qui vous suis).

Trêve de plaisanteries.

 Trêve de galéjades. Trêve de noms de bourgeois pour dire "arrête tes conneries" (encore mieux avec l'accent de mon père, avec le [R] appuyé).
Je sais pourquoi j'écris pas. Les gars, ça ne me réjouit pas de le dire, mais... c'est que j'ai trop d'interlocuteurs. Toute la journée. Blablabla. Et madame je voudrais savoir ceci, et madame cela, et si on réfléchissait à ça.  En plus maintenant, j'ai plus de sept amis (je sais c'est bien trop pour une seule personne).
 
Quand j'écrivais beaucoup, j'étais au lycée (c'était l'bon temps, j'étais la pierre philosophale quand je marchais dans la rue). Et quand j'étais au lycée, j'avais deux amies. Le reste c'était 1) des amis sur internet, et 2) il n'y avait personne d'autre, parce qu'il fallait voir la gueule des gens. C'était un peu la cour des miracles.
Donc comme j'ai un besoin viscéral de parler, il fallait que j'écrive pour déverser tout ce qui sortait de moi (le Vésuve en éruption - en éruption hormonale à ce moment là à mon avis-). Maintenant c'est différent (et vous savez que j'aime pas quand c'est différent).

Vous avez vu,

j’écris pas beaucoup (c’est parce que je dois faire n’imp dans ma vie, ça m’intéresse pas mal en ce moment de faire n’imp). Mais quelques fois, c’en est trop je dois dire un truc. Par exemple, je me suis rendue compte d’une grande supercherie : Diam’s a tout pompé sur Keny Arkana. Mais genre, mais elle lui a tout pris. Elle l’a dépouillée et elle a été toquer chez MTV. Et ça, les gens ne le savent pas. Et vous brûliez de le savoir. Ne me remerciez pas

jeudi 23 janvier 2014

Sinon, ma vie,

 c'est à peu près du n'imp. J'ai revu le mec des chèvres. C'était n'imp. Je me fais draguer par tous les rebeus de Dreux qui ont atterris à la Bellevilloise (je croyais pourtant qu'on avait fermé la ville aux barbelés depuis longtemps). Je me sens un peu comme la pierre philosophale. Ca me rappelle le lycée. Julie hallucine. En substance: "mais tu es grosse et tu te fais draguer plus que moi". C'est ce que j'appelle le théorème de la pierre philosophale. Non démontré mathématiquement, mais qui a reçu nombre de confirmations par expérimentation.
 
Bref, j'attends l'amour, la douceur et la fièvre.

Cette année je suis chez les riches.

 Il m'arrive des aventures qui n'arrivent que chez les riches. Des trucs de parents d'élève qui ne sont pas d'accord avec ma vision de la stylistique. Ceci n'est pas une blague - c'est de la science fiction. Un jour, je vous raconterai l'histoire de la vieille connasse (c'est l'histoire d'une vieille connasse).
Sinon, mes élèves sont fans de Kev Adams. Mais le petit plus, par rapport au reste de la France, c'est que le week-end, ils font des soirées avec lui. Voilà voilà.

dimanche 24 novembre 2013

 Mon docteur dit que je dégage une énergie positive (maintenant, j’ai une vraie doc qui prend soin de moi quand il  le faut, et qui ne dit pas « parce que vous voulez que je trouve tout ce que vous avez pour vingt-trois euros ? », comme celui d’avant, qui m’a laissée me démerder quand j’avais un goa’uld). Djami dit qu'on a l'impression que je peux déplacer des montagnes. Hier, à une soirée on m’a dit : « mais dis-moi, tu as beaucoup d’énergie ». Ca, ca veut dire que je suis soûlante.
Mais qu’en déduisons-nous ? Que je suis redevenue Jackie Chan. Quelques fois, je me sens vraiment exaltée : j’ai l’impression qu’on va soulever le monde et le retourner, avec Djamila. On est profs toutes les deux. Des centaines d’élèves suivent nos méthodes, lisent, réfléchissent, se corrigent, ils écoutent nos voix de révolutionnaires gauchistes. Que ce soit sur du droit public, une nouvelle japonaise, Bourdieu ou Flaubert. On possède comme un petit levier pour soulever le monde.

Pour moi, enseigner, c'est faire comme Woopy Goldberg, dans Sister Act 2. On va chercher leur motivation, on s'éclate, on développe leurs capacités personnelles, ils deviennent autonomes et travaillent en dehors de la contrainte (et à la fin il y a un grand spectacle dans lequel Lauryn Hill danse en salopette).

samedi 16 novembre 2013

Ca y est.

 Mes premières commencent à me regarder avec les yeux de le passion littéraire. Quelques fois, au milieu du cours, je photographie la salle un quart de seconde. Je les regarde me regarder. Je les vois l'air absorbé et les yeux brillants, qui disent: je suis connecté, encore. C'est ça la vie. 

lundi 11 novembre 2013

Dès que j'ai résolu

 ma peur de l'abandon, qui me rend si angoissée qu'il va falloir arrêter, parce que je n'y survivrai pas, je me fais un tatouage. Pour signifier le fait que j'ai gagné.
 
Pour l'instant, j'ai les yeux qui picotent et l'angoisse qui arrive au galop de quatre chevaux quand j'essaye de me documenter. Comme par hasard.