Je plante des graines pour faire un potager dans mon jardin, mais ce sont celles qui se sont plantées toutes seules (des herbes, des arbres, je ne sais quoi) qui poussent le plus vite et qui durent. A méditer quand je m’entête (encore un peu) à faire tenir des relations par maints artifices à moi toute seule.
vendredi 22 avril 2016
mardi 12 avril 2016
Dans mon horoscope chinois de cette semaine,
on me dit que je vais
devoir faire face à une vérité qui ne fait pas plaisir. Ca c'est Bradley
qui n'est pas accepté en classe relai; je le savais, on va se le taper
jusqu'en juin.
Heureusement, mon horoscope amoureux dit que j'ai beaucoup souffert (depuis 2009), mais que désormais je vais avoir des relations harmonieuses (surtout si je choisis un compagnon qui ne me pète pas la gueule), et que j'ai une longue période de chance qui s'annonce. Alléluia.
La prochaine fois je vous expliquerai comment je prends chaque semaine pour objectif mon horoscope chinois et que ça me guide dans la vie.
Heureusement, mon horoscope amoureux dit que j'ai beaucoup souffert (depuis 2009), mais que désormais je vais avoir des relations harmonieuses (surtout si je choisis un compagnon qui ne me pète pas la gueule), et que j'ai une longue période de chance qui s'annonce. Alléluia.
La prochaine fois je vous expliquerai comment je prends chaque semaine pour objectif mon horoscope chinois et que ça me guide dans la vie.
mercredi 23 mars 2016
J'ai lu un article
de Daria Marx dans lequel elle rentre chez elle au petit matin, en se baladant pour faire durer le trajet retour, parce qu'elle veut rester dans l'impression de son amant qu'elle vient de quitter. Elle repense aux gestes, à ses doigts, à sa respiration, elle s'entoure des bribes, elle les revoit, et tant qu'elle se balade, elle reste dans cet espace qui a précédé; ça l'entoure avec douceur.
Ca m'a fait penser à ces fois où quand on arrête de faire l'amour, j'ai la sensation d'être exactement où je dois être. Quand on a été en connexion, quand on a oublié où on est, qui on est, l'heure qu'il est, ce qu'on doit accomplir ensuite, ce qui est pénible, ce qui est difficile; qu'on est entré dans un temps totalement pur et organique, et que ça pourrait durer toujours. Le temps s'étire, et quand on reprend conscience, plusieurs heures ont passé. On se rappelle bien avoir commencé, et puis on est tombé dans quelque chose d'autre. Dans cet espace où l'on est exactement au centre, exactement là où on doit être.
Signé: la meuf qui n'a pas fait l'amour depuis mille ans (mais qui n'a pas Alzheimer, donc qui peut encore s'en rappeler et être dégoutée).
lundi 22 février 2016
Je ne vous ai pas dit, je lis le Tao Te King.
Et je vais faire une retraite de méditation de pleine conscience dans un monastère cet été.
On m'a perdue là. Si mon moi de 18 ans me voyait, il me mettrait dans le même sac que la tante de Boris qui ne voulait soigner son panaris qu'avec des plantes (et qui finalement avait perdu son doigt je crois: le truc con de hippie). "N'importe quoi, des sciences non prouvées, les gens croivent vraiment n'importe quoi, comme si respirer, manger du romarin ou se piquer avec des aiguilles ça faisait quelque chose". La différence avec mes 18 ans, c'est qu'un jour, j'ai cessé d'être une sale conne.
Et je vais faire une retraite de méditation de pleine conscience dans un monastère cet été.
On m'a perdue là. Si mon moi de 18 ans me voyait, il me mettrait dans le même sac que la tante de Boris qui ne voulait soigner son panaris qu'avec des plantes (et qui finalement avait perdu son doigt je crois: le truc con de hippie). "N'importe quoi, des sciences non prouvées, les gens croivent vraiment n'importe quoi, comme si respirer, manger du romarin ou se piquer avec des aiguilles ça faisait quelque chose". La différence avec mes 18 ans, c'est qu'un jour, j'ai cessé d'être une sale conne.
samedi 20 février 2016
Franchement les mecs,
je suis retournée sur mon blog d'adolescente: http://marinethefouine.skyrock.com, et c'est mieux qu'ici. Mes phrases étaient drôles, j'avais une pêche de malade. En plus, je n'étais pas si idiote. Et j'avais le temps d'écrire, de polir mes phrases (comme je voyais Boris tous les 3 mois. Big Up Bobo!). Il y a des trucs que j'ai perdus en route, que je vais récupérer de ce pas (la pêche, la joie, la confiance).
Pour la première fois de ma vie, je me sens patiente et optimiste. J'ai géré une IVG toute seule (et une opération des amygdales, hé ouais, j'ai plus peur des hôpitaux), je travaille en REP plus
avec agressions sur les personnels, j'ai eu la force de gérer mes
troubles de l'alimentation, mes angoisses. Je sens que je vais survivre aux deuils, voire qu'ils sont naturels (avant je bloquais, de tout ce qu'il peut y avoir dans un blocage d'absolu). J'apprends à être un individu
optimiste et serein, à entretenir des liens apaisés avec les autres, demain je chante "let the sun shine" avec une robe
à fleurs et voilà; rendez -vous dans un Ashram en Inde l'année
prochaine.
J'ai une (nouvelle) hypothèse (c'est pas comme si on avait été mille à y penser avant).
Les personnages de The Walking Dead, sont une métaphore
de la vie réelle.
Il y a les personnages qui ne veulent pas voir les difficultés, qui font comme s'il n'y en avait pas, ils tueraient ceux qui leur montrent, car ils se sentent menacés (parce qu'alors, il n'est plus possible de les ignorer et tout leur équilibre précaire s'écroule), et qui se trouvent pris par surprise au dernier moment. Ceux là sont foutus. Ce sont les habitants qui ne veulent pas voir les zombies qui envahissent Alexandria, ceux qui ne veulent pas voir les risques sanitaires de la vraie vie, ceux ne veulent pas voir ce qui les bloque et qui provoque encore et encore le retour de comportements ou d'émotions délétères. Ils font l'autruche et c'est mal parti pour se mettre à l'abri, en ignorant le risque.
Il y a ceux qui ont la force et l'aplomb de se protéger et de protéger les autres. Ils dégagent quelque chose d'admirable, ils sont des humains complets, en pleine possession de leurs moyens. Il y a ceux qui n'ont déjà pas la force de tenir sur leurs jambes, qui ont peur, comme le pasteur. Ceux là ne peuvent déjà pas se protéger, ils ne peuvent protéger personne, ils ne peuvent appartenir à aucune cellule de survie de manière pérenne. C'est une métaphore de la vie amoureuse et de famille pour moi.
Il y a ceux qui ne peuvent pas rompre les liens, laisser partir les autres, comme la blonde qui se fait bouffer parce qu'elle ne veut pas lâcher la main de son fils, qui se fait bouffer lui aussi (la poésie de The walking Dead). Il y a ceux qui conservent leur force après un deuil, ils ont perdu leur mari, leur famille, comme Michonne, mais ils continuent à vivre avec autant d'aplomb.
Il y a ceux qui sont capables d'amour dans les difficultés, comme le chinois (je ne sais plus son nom).
Il y a ceux qui sont tenaces et optimistes et qui cherchent juste le moyen de rétablir l'équilibre même quand ils sont submergés par une planète recouverte de zombies. Rick est de ceux là.
Même en partant de la grosse infirmière qui fait des crises d'angoisse (c'est moi ah ah), il y a moyen de faire face. Il y a moyen d'aller chercher l'humain fort, autonome et à l'équilibre, en dégageant ce qui nous laisse dans le déni, la peur etc. Ca nécessite lucidité, ténacité, résilience et les bonnes méthodes.
Signé: Les sciences cognitives.
Il y a les personnages qui ne veulent pas voir les difficultés, qui font comme s'il n'y en avait pas, ils tueraient ceux qui leur montrent, car ils se sentent menacés (parce qu'alors, il n'est plus possible de les ignorer et tout leur équilibre précaire s'écroule), et qui se trouvent pris par surprise au dernier moment. Ceux là sont foutus. Ce sont les habitants qui ne veulent pas voir les zombies qui envahissent Alexandria, ceux qui ne veulent pas voir les risques sanitaires de la vraie vie, ceux ne veulent pas voir ce qui les bloque et qui provoque encore et encore le retour de comportements ou d'émotions délétères. Ils font l'autruche et c'est mal parti pour se mettre à l'abri, en ignorant le risque.
Il y a ceux qui ont la force et l'aplomb de se protéger et de protéger les autres. Ils dégagent quelque chose d'admirable, ils sont des humains complets, en pleine possession de leurs moyens. Il y a ceux qui n'ont déjà pas la force de tenir sur leurs jambes, qui ont peur, comme le pasteur. Ceux là ne peuvent déjà pas se protéger, ils ne peuvent protéger personne, ils ne peuvent appartenir à aucune cellule de survie de manière pérenne. C'est une métaphore de la vie amoureuse et de famille pour moi.
Il y a ceux qui ne peuvent pas rompre les liens, laisser partir les autres, comme la blonde qui se fait bouffer parce qu'elle ne veut pas lâcher la main de son fils, qui se fait bouffer lui aussi (la poésie de The walking Dead). Il y a ceux qui conservent leur force après un deuil, ils ont perdu leur mari, leur famille, comme Michonne, mais ils continuent à vivre avec autant d'aplomb.
Il y a ceux qui sont capables d'amour dans les difficultés, comme le chinois (je ne sais plus son nom).
Il y a ceux qui sont tenaces et optimistes et qui cherchent juste le moyen de rétablir l'équilibre même quand ils sont submergés par une planète recouverte de zombies. Rick est de ceux là.
Même en partant de la grosse infirmière qui fait des crises d'angoisse (c'est moi ah ah), il y a moyen de faire face. Il y a moyen d'aller chercher l'humain fort, autonome et à l'équilibre, en dégageant ce qui nous laisse dans le déni, la peur etc. Ca nécessite lucidité, ténacité, résilience et les bonnes méthodes.
Signé: Les sciences cognitives.
J'ai une (autre) nouvelle théorie.
J'avais pas compris en harcelant mon ex
pour tout un tas de choses (qu'il soit affectueux, qu'il ne s'énerve
pas contre moi en disant que je lui fais honte, que ma manie de
réfléchir sur tout est détestable et maladive -merci beaucoup, moi aussi
je t'aime-, qu'il me soutienne pour l'IVG...), que ça ne marche pas
comme ça.
Les gens donnent tout ça naturellement, dans un lien d'amour. Il ne me viendrait pas à l'idée de harceler mes amis pour qu'ils arrêtent de me dire que je suis faible, une pute etc. Parce que premièrement ils n'ont jamais dit ca. Et deuxièmement, à leur contact, je me sens complète, sûre de mes qualités, soutenue. Quand j'ai besoin ils se manifestent naturellement, ils écoutent mes besoins et ne les nient pas, une fois que c'est bien expliqué.
Ca n'a aucun sens de quémander quelque chose qu'on ne nous donne pas. Ca n'a aucun sens de harceler quelqu'un pour discuter, avoir des câlins, être aimé valorisé et soutenu. Ca n'est pas une lutte, c'est un élan, naturel et mutuel qui passe ou non entre deux personnes.
Il peut y avoir des problèmes à régler, mais ca ne marche que quand les deux sont demandeurs d'une évolution, d'une discussion, veulent comprendre l'autre. Tout le blabla qui rend apaisé un lien quand il y a des remous, ca suppose avant toutes choses cet élan d'amour, de coopération bienveillante.
Les gens donnent tout ça naturellement, dans un lien d'amour. Il ne me viendrait pas à l'idée de harceler mes amis pour qu'ils arrêtent de me dire que je suis faible, une pute etc. Parce que premièrement ils n'ont jamais dit ca. Et deuxièmement, à leur contact, je me sens complète, sûre de mes qualités, soutenue. Quand j'ai besoin ils se manifestent naturellement, ils écoutent mes besoins et ne les nient pas, une fois que c'est bien expliqué.
Ca n'a aucun sens de quémander quelque chose qu'on ne nous donne pas. Ca n'a aucun sens de harceler quelqu'un pour discuter, avoir des câlins, être aimé valorisé et soutenu. Ca n'est pas une lutte, c'est un élan, naturel et mutuel qui passe ou non entre deux personnes.
Il peut y avoir des problèmes à régler, mais ca ne marche que quand les deux sont demandeurs d'une évolution, d'une discussion, veulent comprendre l'autre. Tout le blabla qui rend apaisé un lien quand il y a des remous, ca suppose avant toutes choses cet élan d'amour, de coopération bienveillante.
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