vendredi 6 décembre 2019

J'ai beaucoup trop ouvert ma gueule. "Oh oui le sexe, c'est super, mes partenaires n'en peuvent plus, ils découvrent un autre univers, ils n'ont jamais vu ça, et nous sommes dans une bulle pendant des heures, et le sexe c'est une forme de méditation, et l'éjaculation féminine et blablabli, et blablabla". La meuf ouvre beaucoup trop sa gueule et se la pète. Maintenant, qui c'est qui n'a plus aucune vie sexuelle? C'est bibi.

Et mon voisin qui ken des journées entières au dessus de ma chambre, des heures entières, des jours entiers (ou bien il monte un meuble ikea en frappant régulièrement sur un marteau de 15 heures à 18 heures, je sais pas. Il est peut-être très appliqué, très méticuleux.) Et moi je suis là en train d'essayer d'écouter des podcasts de stand upeur avec ma bouillotte et de récupérer d'une nuit à angoisser de n'avoir plus aucun point d'appui (parce que c'est bien mignon de s'énerver et de jarter les demis/quarts/dixièmes de relation, mais après faut assumer).  

jeudi 5 décembre 2019

Bon, on dirait bien que j'ai retiré tous les bouts de relations que j'avais par-ci par -là. Je croyais que je devais m'appuyer dessus pour ne pas être seule au monde, mais il apparaît que je vais tenir sur mes pieds maintenant, et que ça n'était pas assez de te lécher cet endroit sous les boules une fois tous les mois (coucou Yannick), ou passer deux soirs que tu choisissais aléatoirement selon un algorithme duquel ma volonté était exclue avec option disparition, deux soirs donc, à regarder Netflix quand tu avais envie d'un airbnb et d'une petite copine (coucou Sofiane; oui, j'ai dit précédemment qu'il était super, et bah il était et super, et un amoureux aléatoire -ou bien il avait déjà une femme, et il me l'avait jamais dit. Miskina moi-même.).

 Il apparaît que j'ai peut-être le droit à une relation entière, où je reçois assez pour me sentir en sécurité et où je pourrais m'épanouir (oui je sais c'est fou, j'ai eu la révélation il y a trois jours dans le bus). M'épanouir, comme ne pas avoir peur et ne pas être en chien de vous, m'épanouir, comme sentir que les tensions se relâchent et que quelque chose de nouveau et de bon peut sortir de moi, grâce à cette sécurité. C'est assez agréable d'y penser. Il y a pas mal de nouveaux trucs agréables ces temps-ci. 

Article appelé "La théorie de la cocotte minute" (ou "La théorie du nique ta race")

A partir de maintenant, on est sur un NIQUE TA RACE. Je vivrai très bien sans vous, puisque vous courir après, ressentir l'horreur dégradante d'être à peine acceptée, juste assez pour vouloir m'y accrocher mais tellement pas assez pour me sentir en sécurité et entourée, c'est ça qui me défonçait. Mon NIQUE TA RACE est un aveu de puissance. Mon NIQUE TA RACE, c'est comme si je me relevais, vous étiez sur mon dos à m'étouffer, et je vous dégageais (Vous je sais pas ("vous" qui me lisez, pas "vous" qui étiez sur mon dos) , mais moi j'imagine Gulliver recouvert de Lilliputiens; je parle vachement par images depuis quelques années vous trouvez pas?). 
En ce moment,  je me reconnecte à des sensations tout à fait agréables (Mais quelle est cette douceur dans mon corps libéré? Et bah c'est pas mal, hein.), et avec les téléréalités de l'amour (les Princes de l'amour, La Villa des coeurs brisés, "il est gentchi", "moi j'ai des princhipes et des valeurs"). M-D-R. C'est la-fo-lie. 

samedi 16 novembre 2019

"Meuf, pisse moi dessus, fais moi les pires trucs". Comme ça. Pas bonjour, pas au revoir. Ca ne va PAS DU TOUT, adopteunmec.

mercredi 6 novembre 2019

Autour de la vingtaine, j'ai compris que la pauvreté n'est pas une question de responsabilité individuelle. C'est pas une histoire de personnes qui auraient du mieux travailler à l'école, se bouger, traverser la rue, arrêter les conneries et bien gérer leur vie. Il y a tout un faisceau de facteurs, à l'oeuvre, et il faut une sacré virtuosité, et toute son énergie pour sortir de là. 

Au début de la trentaine, j'ai compris que la souffrance psychique et les troubles psychiques, c'est exactement pareil. Ce n'est pas une question individuelle se résumant à "il est fou", mais la cristallisation de tout un faisceau de comportements déstructurants, de violences, d'attaques répétitives sur un individu. Et il faut une sacré virtuosité et toute son énergie pour sortir de là. Il n'y a pas de "il est fou": si on piétine une plante, elle ne pousse pas, ou elle pousse de façon chaotique; si on l'arrose et qu'on la laisse tranquille, elle pousse oklm (encore une métaphore de taoïste, l'histoire de la plante). 

dimanche 13 octobre 2019

Kelly Bailey, dans Misfits. La stature massive et forte, l'impassibilité, la queue de cheval, le regard exactement entre déter et blasé. Tu t'interposes, elle t'écarte d'un mouvement du bras et elle avance. Un bulldozer. Tasty dans Orange is the new black. Lalaa Misaki, la blogueuse mode. 

Voici sur quoi je m'appuie. 

samedi 28 septembre 2019

On est d'accord qu'à la rentrée, c'est pas la peine de calculer les vitrines de Camaïeu et Etam?

C'est n'importe quoi. Des fringues au hasard. Du velours, du marron, du jean moche mal coupé. Les gars. Qui vous a dit que c'était le truc le plus cool à sortir pour la rentrée? Vous avez pas vu les bananes Vuitton sur l'instagram d'Adèle Exarchopoulos? Non? Un jean mom, un sweat et une banane et c'est parti. Merde. 

Parfois, mais vraiment c'est fugace et ça se barre comme s'est venu et je suis là "allez, encore un petit peu non?",

 une nouvelle sensation jaillit, tout à fait merveilleuse. 
Par exemple, sur une plage d'Anzio près de Rome: sur le transat à l'ombre, entourée des familles italiennes (coucou les peaux bronzées sans aucune limite, façon Donatella Versace, vous avez la classe à Las Vegas). Sur le transat, la sensation de pleine sérénité durant quoi, quinze minutes? Plus aucun poids, plus aucune douleur au diaphragme, une grande étendue de confiance, la sensation grisante d'avoir le pouvoir sur ma vie amoureuse. Quelque chose comme: vous venez vers moi tout plein d'envies et de bonté spécialement pour moi, et moi, je trouve ça normal. Je reçois l'abondance relationnelle comme si j'avais fait ça toute ma vie. Alors qu'en vrai, même dans une téléréalité, quand les candidats disent: "franchement, Medhi, il traite pas bien sa copine, il l'humilie en public", moi j'avais rien remarqué. Franchement ça va. Franchement, pour moi c'est même pas sur l'échelle du suspect. Ca n'entre pas sur mon échelle de l'anormal -je suis en rééducation sur le sujet-. 
Revenons à : la puissance (la puissance, c'est la puissance), la sensation sur la transat. Donc maintenant que je suis sauvée, je conquiers de nouvelles zones cérébrales. Ca se connecte, à de nouveaux endroits. J'expérimente des sensations agréables. Hé, c'est bien hein. C'est agréable, les sensations agréables. C'est mieux que la drogue (je dis ça, j'imagine). 

La suite, dans le prochain épisode. 
Okay, je me chauffe sur les renois en kimono qui posent sur le site Asos. Pourquoi, pas vous?