lundi 6 juillet 2009

Je suis sûre mais sûre que Benjamin Castaldi prend de la drogue (dure).

Et s'il n'en prend pas encore, il devrait commencer. En parlant de drogue, c'est la fête du shit dans mon immeuble tous les soirs.

- Tiens ça sent le shit à la fenêtre...
- Ah bon? C'est pas moi hein! Ce n'est pas moi le voisin du deuxième, alors là c'est sûr que c'est pas moi.
- Non mais c'est pas grave, ça ne me dérange pas.
- Ok alors c'est moi.


dimanche 5 juillet 2009

Mon frère s'est fait arracher les dents de sagesse.


En comparant son intervention avec la mienne, je me rends compte que je suis passée sur le billard d’un boucher-charcutier. C’était pourtant il y a à peine trois ans : la chirurgie n’en était pas à ses balbutiements.

- Oh, vous savez, à Dreux, on n’a pas tous fait médecine. A l’hôpital la plupart d’entre nous ont fait BTS dentiste, BTS chirurgie : il y a plein d’options au lycée technique !


- Oui alors j’ai eu mal quand il m’a endormi, dit mon frère.
- Quoi, tu as eu une anesthésie ? Pas moi ; il m’avait assommée avec une massue…
- Mais sinon le suivi post-opération est bien…
- Quoi ? Tu as eu un suivi post-opération ?
- Et puis maman m’a acheté des glaces pour la semaine.

Moi Pauline m’avait fait manger un sandwich au printemps de Bourges. Un sandwich frites/beefsteak ! Et puis le chirurgien t’a donné un relaxant avant l’opération. Moi je suppliais mes parents de m’en donner un, mais il n’y en avait pas de prévu dans l’ordonnance. Ma mère voulait me faire croire que l’efferalgan était un relaxant.

- Mais je sais bien que ça ne fait rien l’efferalgan…
- Henri ! Viens dire à ta fille que c’est un relaxant !
- Oui c’est un super relaxant. Pfiou ça relaxe. Bon, tu vas nous faire chier longtemps comme ça ? Si on était en Amazonie, t’aurais même pas d’opération ! Tu devrais te retirer les dents toute seule avec une tige en bambou.

Photo d'Engström.

vendredi 3 juillet 2009

Je viens de voir une publicité sur facebook qui m'a fait flipper:


"Perdez quatre kilos en une semaine avec notre produit miracle: votre corps brûlera".

- Tu crois que leur produit c'est de l'alcool à brûler?
- Arrête, je ne te parle plus à toi. Sauf si tu t'occupes de ranger mon appartement et demander mes APL à la CAF. Quoi tu veux pas? Okay je te quitte.

Ça c'était au passage. Pour le plaisir (ni comptable-femme de ménage ni soumise). La publicité complète était en fait "votre corps brulera ses graisses tout seul". Ouf. Sinon si quelqu'un voulait maigrir, il pouvait venir m'aider à repeindre mon appartement par 35°, en compagnie de mes parents complètement paniqués "on n'aura jamais fini, on n'aura jamais fini". Et puis on a fini (mais mon corps a perdu trois litres d'eau et j'ai deux ulcères à l'estomac). Ah oui, et j'ai de la peinture dans les cheveux, je sais.

- On dirait du tipex, dit le copain de Sanaa.
- Non c'est de la peinture, elle n'est pas partie sous la douche.
- T'es sûre que t'es pas une sorte de perverse qui mettrait du tipex dans ses cheveux pour s'amuser?
- Si si c'est ça.
- Je le savais bien.
- T'es perspicace comme garçon dis moi. T'as du regarder au moins deux épisodes d'Esprits criminels.

Photo
de Nan Goldin.


jeudi 2 juillet 2009

Tu dors tellement tout le temps que tu crois à une explication mystique.


- T’as fait quoi aujourd’hui ?

- Je viens de me réveiller…
- Mais il est 19H00 !
- Je sais. Le démon du sommeil a du m’emporter dans son vire volètement malin.
- C’est ça ouais.

On n’est pas dans Xena la guerrière à ce que je sache. Il n’y a pas de démon du sommeil.

- Il doit forcément en exister un ! Sinon comment t’expliques que je puisse dormir 48 heures d’affilée, sans aller aux toilettes et sans manger !

J’entrevois bien une explication surnaturelle mais j’hésite à t’attribuer des super-pouvoirs (Superdodoman).

dimanche 21 juin 2009

On a fait une soirée au Kremlin Bicêtre,


il y a quelques jours. Au Kremlin il y a l’appart de Pauline fait tout en moulures et murs blancs et en toilettes dont la porte ne ferme pas. Mais on ne peut pas tout avoir. Dialogue imaginaire.

- Oui, tu vois, pour mon anniversaire mes parents m’ont offert une carte UGC illimité et depuis ma vie a pris une autre tournure.
- Ah oui ? T’as été voir quoi ?
- Non mais j’ai dit « pour mon anniversaire » : je voulais dire que j’avais eu 22 ans au début du mois.
- C’est bon j’avais compris.
- Tu te rappelles quand t’as eu 21 ans l’année dernière : je te l’ai souhaité ! Et j’ai eu vingt-deux ans. Tu t’en fiches ?
- Oui. Bon ! Qui veut du martini ?

A cette soirée, il y avait exceptionnellement Paul Chauvin-Mameau, revenant du royaume d’Assas.

- Mais Paul…Tu es toujours à Assas…Il y a eu un problème ? Tu as un cancer et tu as raté les inscriptions de Paris 1, c’est ça…Pauvre Paul…
- Non non. Je me sens bien à Assas.

Et là forcément, il a provoqué une sorte de choc. On a essayé de le convertir au marxisme mais la tâche était ardue. En réalité je crois qu’on l’a définitivement perdu. A cette soirée, Chauvin-Mameau n’a pas arrêté de parler de bite, c’était (étonnant) drôle (il avait pris de l’extasy ou quoi ?) –t’es bien sûr qu’on a le droit de parler de ça quand on est à Assas ?-. Et puis il a une sorte de nouvelle technique humoristique.

- « Seule sur le sable, les yeux dans l’eau… »
- Et ta mère, elle est sur le sable ?
- Qu’est-ce qui t’arrive Paul ? Tu as peut-être bu trop de martini…
- Et ta mère elle a bu du martini ?
- …
- Et ta mère, elle est chauve ?
- …

Je ne me rappelle plus très bien mais en tout cas il y avait là le secret du comique de répétition. Assas pourrait peut-être t’engager pour jouer des sketches…

Comme nous sommes des anciens prépas, vers deux- trois heures du matin, quand tout le monde est fatigué et que Benjamin dort sporadiquement tel une momie, nous jouons à des jeux dits des « petits papiers » dont la règle est vachement compliquée. Mais à un moment je devais faire deviner « aboulique ». Je parie que personne ne sait ce que ça veut dire (en tout cas moi je ne savais pas).

- Ecoute, alors…En deux mots…Hum… « Manquant et testicule ».
- Orchidectomie, castration, structure gonadique inexistante, une hyperstrophasie gonadique…
- Benjamin, je sais que tu as été en S, mais qui aurait mis un mot comme ça…

Y’a que Julie qui pouvait mettre « aboulique », mais apparemment ce n’était pas un terme médical. Par contre c’est sûrement dans Racine. On a aussi joué au jeu du mot associé à une chanson. Benjamin ne connaît que des chansons de dessins animés, et des chants révolutionnaires russes ; et Pauline et Rassinoux piquent les chansons que Doralice et Julie chantent en avance.

- « Oui Jérome c’est moi… »
- Mais…Mais on vient de la dire !
- Ce n’était pas votre tour. Ca n’est pas de la triche. C’est…stratégique. Il faut bien une stratégie dans les batailles comme celles-ci !
- Mais on ne fait pas la guerre, on joue au Chabada...
- Oh c’est juste une question de point de vue.

Photo de Sally Mann, in Immediat Family

samedi 20 juin 2009

Bonnie Parker et Clyde Barrow


Tu vas changer de Beaux-Arts, mais sans le dire à tes congénères de Nantes.

- Enfin si, je le dirai à Johnny. Il saura que je suis parti mais il dira aux autres que je me suis suicidé.
- ?
- On fera croire à tout le monde que je me suis suicidé.
- C’est de bon goût dis-moi.
- Et on leur dira que je n’en pouvais plus de l’art contemporain conceptuel, et que j’ai décidé d’en finir.
- Ca se tient. Mais je ne sais pas si j’arriverai à tenir si tu te suicides…
- Ca sera en faux !
- Quand même. Ils ne se demanderont pas comment je fais pour tenir, les gens de ton école ?
- Nan ils s’en foutent.
- Ok, bah dis leur aussi que je me suis suicidée puisqu’ils s’en foutent.

mercredi 10 juin 2009

A un moment, j'avais dit Jean-Louis Murat, ne meurs pas avant le concert de cette semaine, fais gaffe à ta santé etc.

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En fait je m'étais trompée. Prends-toi les pieds dans un fil électrique et termine empalé par un tronc d'arbre, comme dans les films Destination finale. Une fois aussi j'avais dit Jean-Louis Murat cette tête de con. Mais c'était l'année dernière, après un concert en juillet. Et puis j'avais tout de suite eu des remords. Je n'ai plus de remords, Jean-Louis Murat tête de con. Est-ce que je suis venue jusqu'à Pigalle pour que tu fasses ta tête de con ? La question est rhétorique.

- Grösse und grüne, ma nouvelle chanson. Je vais chanter n'importe quoi le plus longtemps possible. Pour voir à quel point vous êtes cons. Espèces de cons parisiens. (Vercors indépendant !)
- Hé, moi je ne suis pas parisienne, je suis drouaise. La Beauce, tout ça. Y'a des champs, y'a que des champs même ! Y'a des ronces, des souriceaux et je mesure ma peine à Taormina !

Chante bonsang de bonsoir. A un moment il s'est mis à jouer sans faire de blagues.

- Tinguiling, tinguiling, tinguiling (guitare).
- (On écoute)
- Quoi, ça vous emmerde, bande de cons ?
- (Bah non)
- C'est une nouvelle chanson. Ca a l'air de vous emmerder. J'arrête.
- (Mais non qu'est-ce qui t'arrives !)
- Allez tous vous faire enculer. Je vais vous chanter une chanson qui s'appelle allez tous vous faire enculer.

Ok ta maison de disque t'as demandé de changer de style. Peut-être dans l'après-midi juste avant le concert.

- Jean-Louis. Nous avons des choses à te dire. Les souriceaux dans le désert du Qatar, c'est fini. La maison de disque voudrait que tu te modernises, que tu fasses d'autres choses. On t'a ramené une production, ça te donnera peut-être de l'inspiration. C'est Mickael Vendetta « Beau gosse, beau gosse ouh ouh ouh». C'est simple et efficace. Et sa maison de disque ramasse un maximum de thunes.

Eux ils s'en foutaient du concert, ils voulaient bien le pourrir en mettant Jean-Louis de mauvaise humeur. Un mec du public :

- Jean-Louis, t'es le meilleur !
- Il me parle le connard ?

Une tribu de cinquantenaires s'égosillait :

- Jean-Louis ! Beau gosse ! Hiii !

Mais ca a du être la goutte d'eau de Mickael Vendetta qui a fait déborder le vase. Après il a tout expédié et il est parti ; non sans nous avoir pris pour des cons. Jean-Louis, tu as un problème. Tu es vraiment trop con. Des gens disaient à la sortie:

- Il entretient son personnage...

Mais quel personnage Jean-Louis ! Ce n'est pas la peine de l'entretenir ton personnage. Arrête ! Il est suffisamment con. Il faut le laisser se reposer maintenant.

Photo d'Engström.

Moi j'aime bien ta sœur Ada(dada) et je crois que c'est réciproque.

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On a vachement de points communs, par exemple on voudrait se teindre en blonde comme Kirsten Dunst, et elle a une copine qui me ressemble. C'est pas que je dise que ton autre sœur ne m'aime pas. Allez, si. Je le dis.

- Pourtant j'ai rien fait ! Elle me méprise ! Elle me méprise hein ? Personne ne veut l'avouer mais je le sais bien! Elle soupire quand je parle et son copain lui dit « ce n'est qu'un mauvais moment à passer » !
- Mais non...Et puis fais pas ta chochotte, ton père me prend pour une fiotte et moi je dis rien.
- Mais non ! Bon si.

On n'a qu'à se résigner. On les mettra à côté dans les repas de famille. Ils pourriront la tronche des autres, ils s'amuseront bien.

Photo d'Engström, in Trying to dance.

Chronique de niveni without you.

CHRONIQUE DE NIVENI WITHOUT YOU


I can't live aniveni without you. C'est en écoutant cette vieille chanson sur youtube que je me suis aperçue que Cindy Sander a tout piqué à Mariah Carey (Sauf que bon. C'est Cindy Sander). Mais le truc c'est qu'elle a tout piqué à Mariah Carey en 1995. C'est d'ailleurs grâce à la pochette d'un album de Mariah Carey que j'ai appris ce qu'était la retouche photo. Celui avec l'arc en ciel qu'on m'a piqué à un mariage, je le dis en passant. Bravo les gens qui piquent des CD à des petites filles, au milieu d'un mariage en plus. Quel courage. Sinon j'avais aussi des barrettes Eurodif. Ca valait peut-être le coup de les prendre avec le CD. Mariah Carey c'est trop une fille qui fait des manières. Mais ca va (cinq minutes et quand j'étais en CE1). Cindy Sander elle fait juste les manières sans le reste. Alors forcément après faut pas s'étonner.

Can't live, if living is without you. Notre voisin d'avant nous la chantait en faisant semblant d'avoir un micro.

- Ah ça vous fait rire!
- Bah en même temps j'ai que huit ans. Et Antoine trois. Il doit rigoler parce qu'il a vu du saucisson. Il adore le saucisson.
- Parce que quand je le fais à mes enfants, ils rigolent pas.
- Tu m'étonnes...


Photo de Nan Goldin in The Ballad of sexual dependency.

Je fonctionne par périodes et ces périodes sont remplies d'obsessions.

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Il y a eu l'obsession du wok curry-coco. En ce moment je me nourris uniquement de jus d'ananas mais peu importe. La chanson porque te vas. Je connais pas l'espagnol mais je m'y suis mis pour la chanson. Todas las promessas de mi amor se iran contigo etc. J'ai pris allemand première langue, mais pour chanter, à part Tokyo hotel...Alors bon. J'ai aussi très envie d'apprendre le japonais. Vu mon aptitude naturelle en langue, je pense que ça ira tout seul.

- Yes allright. I am a very good speaker in english.
- Je vous mets cinq pour l'exposé.
- Juste five? But I speak completely in english!


Ensuite il reste les obsessions piliers de ma vie : le marxisme, le design folk épuré (ils appellent ça comme ça dans Elle déco j'y peux rien moi), les carbonaras et les poivrons, Buffy, et Twin Peaks. D'ailleurs c'est bizarre j'ai essayé de faire découvrir Twin Peaks à plusieurs personnes mais ça ne marche jamais.

- Tiens regarde, là c'est Catherine Martell qui a fait une alliance avec Benjamin Horne mais en fait c'est avec Josie Packard qu'il est mais personne ne le sait, alors la scierie va forcément revenir à...


Y'a trop de choses à expliquer, et même quand j'offre des chocolats les gens veulent s'enfuir. Ou bien c'est qu'ils aiment pas les chocolats.

- On fait une nuit Twin Peaks ? Une nuit Twin Peaks par semaine, et dans deux ans on a fini toutes les saisons ! Whou ! Ca va être trop bien tu vas voir. Moi j'aime bien Dale Cooper et Pete Martell, et Shelly Johnson et l'ambiance des années 80 dans le Maine.
- Attends c'est pas dans une prison ?
- C'est pas Prison Break si c'est ce que tu veux dire. C'est Twin Peaks. Ils sont dans une ville où il y a une scierie, et Laura Palmer est assassinée...
- Rha laisse tomber, je regarde que des séries avec des prisons. Y'a pas de prison c'est mort. Je regarde que les séries de beaux-gosses moi.


Mais sans vouloir t'insulter Pépé the rat. Ca n'a rien à voir avec toi. Ni Debarbouk : toi t'aimais juste pas les chocolats. Il n'y a que Boris qui aime Twin Peaks, de tous les gens que je connais.

- Je vois maintenant. C'est pour ça qu'on est ensemble. En dehors de mon incroyable beauté bien sûr. C'est fou comme j'ai une incroyable beauté hein ?


D'ailleurs on me l'a toujours dit. Un jour une fille de ma classe a écrit sur ma carte d'anniversaire « Bon anniversaire au mannequin de la classe ». Il ne me fallut qu'une minute pour débusquer l'ironie, et je me suis dit qu'elle n'avait peur de rien. Pas peur que je brûle sa maison, rien. Pourtant elle va brûler cocotte. J'attends depuis la quatrième que tu aies une maison. Reprenons :

- Je vois maintenant pourquoi on est ensemble. En dehors de mon incroyable beauté. Parce que je suis d'une incroyable beauté hein.
- C'est ça ma grosse boulette.

Photo de J.H. Engström.