jeudi 1 octobre 2020

C'est fou comme ça va mieux.

 Il suffit d'un rien. Un petit truc, et ca change tout. Franchement, à part huit ans de recherches, cinq ans de thérapie, deux thérapeutes, vingt deux mille séances d'ostéo, deux mois d'acuponcture si on met toutes les séances bout à bout, trois naturopathes, deux rebouteux, vingt deux cahiers remplis de tableaux de TCC, cinq ans de nuits à trembler d'horreur du fond des entrailles, trois stages de méditation et quatre CD de MBSR, cinq cent heures passée en posture de yin yoga pour étirer mon corps à la fois gros -mais mignon- et recroquevillé (tout est possible), un diagnostic de stress post-traumatique après seulement 12 ans d'anxiété chronique à avoir envie de crever, une reconnaissance de handicap, l'arrêt total de mes relations avec ma famille et de mes relations amoureuses plus ou moins nulles mais je savais pas que j'avais droit à mieux, wallah c'est vrai; ça va. Ca tient à rien n'empêche. J'étais tout prêt du but, et je le voyais pas. C'est quand même un peu bête parfois. On est là, et on ne voit pas qu'on est tout proche. 

vendredi 20 mars 2020

Ca va comment le confinement?

Bon, bah c'est le moment d'écrire. 


Tout d'abord quelques réflexions. Ces temps-ci, j'ai ken des coach sportifs, sportifs et assimilés. Des gars qui vont à la salle plus que tout au monde, aux muscles dessinés -ça ça me dérange pas, soulevez moi encore comme une petite coccinelle-, et qui surveillent leur alimentation comme une mannequin dans les années 90. Et bah, je ne sais pas si c'est un phénomène récurrent, mais ils ont souvent la maturité psycho-affective d'un enfant de douze ans. Voilà voilà. De un. 

De deux, bon, je crois bien que je regorge de ressources. Alors ce confinement, c'est mi de la trouille, mi de la confiance. C'est mi de la panique d'être toute seule pendant des semaines qui deviennent des mois, mi l'envie d'expérimenter une retraite où je peux finir de tout nettoyer à l'intérieur de moi, où je peux récupérer de toute la fatigue accumulée de cette vie de fils de, ou je peux commencer à sentir en permanence ma force et ma présence pleine et consistante. 


mercredi 29 janvier 2020

Je saigne Barbara en ce moment. Barbara qui chante Litanies pour un retour. Elle éclate presque de joie dans le dernier couplet et c'est tellement beau. Le piano délicat de Parce que je t'aime et Septembre, sur le Pont des Arts, un soir après le yoga. 

vendredi 10 janvier 2020

Je trouve toujours que c'est pas juste, parce que quand notre relation s'arrête, vous, vous pouvez encore venir ici, et sentir ma présence. Alors que moi je suis toute seule. A Noël maintenant, et tous les soirs, depuis vraiment longtemps, et dans la vie en général (ça va que je deviens un super esprit résilient et heureux. T'façon j'avais pas le choix, c'était ça ou crever. Oui, je suis toute en demi mesure. Ce que j'aime vraiment, c'est la nuance). 

lundi 30 décembre 2019

Le reste de ma vie est encore en repositionnement, alors parlons de propositions de cul. C'est plus facile, je vous assure.

- J'en ai marre. Le seul gars qui a l'air intelligent sur adopte me propose un plan à trois. 
- C'est déjà mieux que le gars qui voulait te pisser dessus.
- Okay. C'est mi-drôle, mi-j'en ai marre.

samedi 7 décembre 2019

Le regard d'Ashton Kutcher dans l'ascenseur, en pyjama avec sa barbe et son air pénétrant, dans une comédie romantique de Noël. Meilleur jeu d'acteur 2011 (tfaçon les pyjamas et les joggins, ça m'a toujours plu).
Deuxième round du voisin qui ken au dessus de chez moi: c'est pas possible, le mec doit faire des claquettes.

vendredi 6 décembre 2019

J'ai beaucoup trop ouvert ma gueule. "Oh oui le sexe, c'est super, mes partenaires n'en peuvent plus, ils découvrent un autre univers, ils n'ont jamais vu ça, et nous sommes dans une bulle pendant des heures, et le sexe c'est une forme de méditation, et l'éjaculation féminine et blablabli, et blablabla". La meuf ouvre beaucoup trop sa gueule et se la pète. Maintenant, qui c'est qui n'a plus aucune vie sexuelle? C'est bibi.

Et mon voisin qui ken des journées entières au dessus de ma chambre, des heures entières, des jours entiers (ou bien il monte un meuble ikea en frappant régulièrement sur un marteau de 15 heures à 18 heures, je sais pas. Il est peut-être très appliqué, très méticuleux.) Et moi je suis là en train d'essayer d'écouter des podcasts de stand upeur avec ma bouillotte et de récupérer d'une nuit à angoisser de n'avoir plus aucun point d'appui (parce que c'est bien mignon de s'énerver et de jarter les demis/quarts/dixièmes de relation, mais après faut assumer).  

jeudi 5 décembre 2019

Bon, on dirait bien que j'ai retiré tous les bouts de relations que j'avais par-ci par -là. Je croyais que je devais m'appuyer dessus pour ne pas être seule au monde, mais il apparaît que je vais tenir sur mes pieds maintenant, et que ça n'était pas assez de te lécher cet endroit sous les boules une fois tous les mois (coucou Yannick), ou passer deux soirs que tu choisissais aléatoirement selon un algorithme duquel ma volonté était exclue avec option disparition, deux soirs donc, à regarder Netflix quand tu avais envie d'un airbnb et d'une petite copine (coucou Sofiane; oui, j'ai dit précédemment qu'il était super, et bah il était et super, et un amoureux aléatoire -ou bien il avait déjà une femme, et il me l'avait jamais dit. Miskina moi-même.).

 Il apparaît que j'ai peut-être le droit à une relation entière, où je reçois assez pour me sentir en sécurité et où je pourrais m'épanouir (oui je sais c'est fou, j'ai eu la révélation il y a trois jours dans le bus). M'épanouir, comme ne pas avoir peur et ne pas être en chien de vous, m'épanouir, comme sentir que les tensions se relâchent et que quelque chose de nouveau et de bon peut sortir de moi, grâce à cette sécurité. C'est assez agréable d'y penser. Il y a pas mal de nouveaux trucs agréables ces temps-ci. 

Article appelé "La théorie de la cocotte minute" (ou "La théorie du nique ta race")

A partir de maintenant, on est sur un NIQUE TA RACE. Je vivrai très bien sans vous, puisque vous courir après, ressentir l'horreur dégradante d'être à peine acceptée, juste assez pour vouloir m'y accrocher mais tellement pas assez pour me sentir en sécurité et entourée, c'est ça qui me défonçait. Mon NIQUE TA RACE est un aveu de puissance. Mon NIQUE TA RACE, c'est comme si je me relevais, vous étiez sur mon dos à m'étouffer, et je vous dégageais (Vous je sais pas ("vous" qui me lisez, pas "vous" qui étiez sur mon dos) , mais moi j'imagine Gulliver recouvert de Lilliputiens; je parle vachement par images depuis quelques années vous trouvez pas?).