Résumons. J'ai été maltraitée de multiples façons. Je n'ai pas reçu d'amour ni de compréhension de mes géniteurs (c'est triste). Je suis en état de stress post traumatique. Je n'étais donc ni faible, ni mélancolique houellebecquienne/benjamin biolienne. Je ne suis pas folle, je ne suis pas sensible, je ne suis pas une sale gamine, je ne suis pas ingrate, je ne suis pas non plus chiante. C'est fou. Moi c'est okay. C'est chez vous que ça ne va pas du tout. Voilà voilà (Une épiphanie tous les trois quatre ans, c'est mon rythme. Pour 300 balles de thérapie par mois. Ca va, ca les vaut.)
dimanche 21 mars 2021
vendredi 19 février 2021
C'était qui mes idoles en 2019? Kelly Bailey de Misfits, et Tasty de Orange is the new black. La puissance nécessaire à la lutte. Maintenant, ca peut être un personnage assis à sa table pour boire du thé, avec vue sur la Corée, dans un film de Hong Sang Soo. Ca peut être aussi la voix de Bebe Rexha (petite fascination pour le combo fond de teint/eye liner/anglais), et l'agressivité blanche de Zaho dans C'est chelou. On en déduit quoi? Une part minimaliste contemplative, une part vénère?
dimanche 27 décembre 2020
Moi j'avais fait des prières à l'univers sous forme de petites phrases écrites dans un carnet de développement personnel (donc, à la fois j'y croyais, et à la fois c'était quand même assez fragile), pendant trois-quatre ans, et puis voilà, tu es là. Tu es la personne la plus saine que j'aie jamais rencontré (j'en avais jamais rencontré).
lundi 21 décembre 2020
Si tu m'aimes
jeudi 10 décembre 2020
Copains d'avant
En ce moment, j'ai envie de quoi? Mettre mon bonnet, ensuite mettre mon sweat à capuche, ensuite prendre mon skate, non c'est faux pour le skate, prendre ma bouillotte, me poser comme un thug sur le canapé. Et commencer à raper Loose yourself in the music, the moment, you own it, you better never let it go - oh-.
jeudi 1 octobre 2020
C'est fou comme ça va mieux.
Il suffit d'un rien. Un petit truc, et ca change tout. Franchement, à part huit ans de recherches, cinq ans de thérapie, deux thérapeutes, vingt deux mille séances d'ostéo, deux mois d'acuponcture si on met toutes les séances bout à bout, trois naturopathes, deux rebouteux, vingt deux cahiers remplis de tableaux de TCC, cinq ans de nuits à trembler d'horreur du fond des entrailles, trois stages de méditation et quatre CD de MBSR, cinq cent heures passée en posture de yin yoga pour étirer mon corps à la fois gros -mais mignon- et recroquevillé (tout est possible), un diagnostic de stress post-traumatique après seulement 12 ans d'anxiété chronique à avoir envie de crever, une reconnaissance de handicap, l'arrêt total de mes relations avec ma famille et de mes relations amoureuses plus ou moins nulles mais je savais pas que j'avais droit à mieux, wallah c'est vrai; ça va. Ca tient à rien n'empêche. J'étais tout prêt du but, et je le voyais pas. C'est quand même un peu bête parfois. On est là, et on ne voit pas qu'on est tout proche.