d’être un jeune adulte ; on me prend au sérieux. Mais si c’est juste parce que je suis plus vieille, ça n’a pas de sens. Parce que franchement, on pouvait me prendre au sérieux dès le CP. J’étais très raisonnable comme enfant, je réservais mes jugements pour le jour où je saurais former une chaîne de raisons pour les justifier. Je n’ai jamais rien fait pour me mettre en danger et je savais parfaitement œuvrer pour mon bien-être à long terme.
jeudi 15 mars 2012
dimanche 11 mars 2012
Ma meilleure amie du lycée
que je revois depuis quelques temps est ouf. On lui offre quelques fois de la cocaïne alors que j’en ai jamais pris (comment se fait-on des amis riches, dites-moi, je suis en échec total sur ce point, et ce, depuis la maternelle ; vous allez me dire, il n’y a qu’à ne pas aller en école publique, et faire l’effort de fréquenter des facultés renommées en droit des affaires : il faut simplement y mettre du sien, j’imagine), et elle couche avec des gens, avant même de connaître leurs opinions politiques ou de savoir s’ils savent faire des blagues. C’est étonnant. Par exemple je suis sûre qu’elle se ferait bien Matt Pokora. Alors que c’est exactement le genre de personne, laquelle dès qu’elle commence à parler, nous permet de réaliser qu’on n’habite pas sur la même longueur d’onde - on est d’accord. Vous voyez, le genre de dragueur qui fait de la drague non adaptable ; la même pour tout le monde, mais c’est pas grave.
Heureusement nous sommes le même genre d’hystérique. Elle a du répondant et n’a peur de rien; j’ai l’impression qu’on est assez en osmose (moi si je me sens pas en osmose, je ne sors pas de chez moi, faut le savoir).
Heureusement nous sommes le même genre d’hystérique. Elle a du répondant et n’a peur de rien; j’ai l’impression qu’on est assez en osmose (moi si je me sens pas en osmose, je ne sors pas de chez moi, faut le savoir).
samedi 10 mars 2012
En général,
mes amis ont confiance en mon jugement concernant le cinéma et les hammams. On me demande : qu’est-ce que t’en penses, ou alors, et maintenant qu’est-ce que je fais avec le savon noir, des trucs de toute première importance. Et moi je suis là et je sers l’humanité quoi. Je ne compte pas mes heures.
jeudi 1 mars 2012
Ca commence à sentir le printemps
dans le petit jardin en bas de chez moi. Je ne me rappelle pas du tout du printemps précédent. D’habitude je me rappelle l’odeur de l’air quand on sort le matin, je me revois tendre mon visage vers le soleil en fermant les yeux (copyright Sofia Coppola), m’asseoir dans l’herbe, quelque chose. Pourtant, je ne me rappelle rien d’approchant. Ca doit être parce que déjà je ne suis pas sortie, au printemps dernier. Je restais dans mon lit en pyjama à regarder des séries sous lexomil (double dose anesthésique), sans jamais faire la vaisselle et je voyais un peu un doctorant qui ne savait absolument pas faire du sexe, le mec. Il était resté six ans avec une fille, qui n’avait jamais eu d’orgasme de sa vie. Eh bien après de longues délibérations avec moi-même, j’ai bien pesé le pour et le contre, et je pense qu’on peut dire que tu n’y étais pas pour rien.
lundi 27 février 2012
En ce moment
je cherche un directeur de thèse. Histoire de voir si un Reine peut aller chatouiller les étoiles du firmament universitaire, ou, si on va bien rester des bœufs d’attelage (quelle violence ; mais il faut voir la violence du milieu : les lignes de com’ de TF1, la moquette murale, les soixante-dix heures de travail, l’espérance de vie réduite et tout quoi).
Je l’ai écrit depuis Noël ce projet de thèse, même si je faisais comme si, oui je l’écrirais bien, mais je fume trop de shit les mecs. C’est ça. Je ne suis plus toxico de rien. Je ne prends rien du tout (en continu et qui finissait en « -zépam » ; que ce soit tétra ou broma) depuis août. Et ouais. Médaille personnelle des six mois.
J’ai envoyé des mails à tous les chercheurs en littérature contemporaine de toutes les universités de France (j’attends encore un peu avant de conquérir les Etats-Unis). J’insiste. Je n’ai pas l’intention de me taire. Les chercheurs détestent Houellebecq, ne veulent pas me répondre, n’ont pas lu mon projet de thèse et n’ont pas l’intention de le lire etc. Comme d’habitude.
Mais il y a UN mec qui m’a répondu. Un seul mec, sorti de nulle part. Je ne lui avais même pas envoyé de mail. Il me dit : bonjour, je suis dix-huitièmiste, j’aime bien la philosophie, et Houellebec -il l’écrit comme un bec ; comment va-t-on faire-. Vous ne m’avez pas contacté, mais j’ai entendu mes collègues parler de votre projet. Je veux diriger vos recherches, si vous le souhaitez. Prenons rendez-vous à Nantes.
Parce que le mec il est maître de conf’ (c’est comme « Place d’It’ », du vocabulaire d’initié qui énerve un peu le profane) à Nantes. C’est pas que ça me dérange d’être rattachée à la fac de Nantes, mais ça me dérange quand même un peu. Merci bien, mais si c’est pour finir alcoolique au rhum de peur de croiser Boris et sa meuf aux dents d’un assemblage plus que douteux, quand je devrais me rendre à Nantes, ou même associer ma thèse à toute cette douleur qui ne s’en ira jamais même si elle s’atténue (il faudrait écrire un poème lyrique dessus, quelque chose, vous ne pensez pas ; ou bien ça se trouve Anna Gavalda a déjà fait un roman dessus et c’est bon, la place est prise), alors là je ne suis pas d’accord. A la limite, je préfèrerais rester à Paris 3. A l’extrême limite, et seulement si le hammam de la mosquée de Paris, tout à côté, est nettoyé au moins toutes les semaines. Voilà mes conditions.
Je l’ai écrit depuis Noël ce projet de thèse, même si je faisais comme si, oui je l’écrirais bien, mais je fume trop de shit les mecs. C’est ça. Je ne suis plus toxico de rien. Je ne prends rien du tout (en continu et qui finissait en « -zépam » ; que ce soit tétra ou broma) depuis août. Et ouais. Médaille personnelle des six mois.
J’ai envoyé des mails à tous les chercheurs en littérature contemporaine de toutes les universités de France (j’attends encore un peu avant de conquérir les Etats-Unis). J’insiste. Je n’ai pas l’intention de me taire. Les chercheurs détestent Houellebecq, ne veulent pas me répondre, n’ont pas lu mon projet de thèse et n’ont pas l’intention de le lire etc. Comme d’habitude.
Mais il y a UN mec qui m’a répondu. Un seul mec, sorti de nulle part. Je ne lui avais même pas envoyé de mail. Il me dit : bonjour, je suis dix-huitièmiste, j’aime bien la philosophie, et Houellebec -il l’écrit comme un bec ; comment va-t-on faire-. Vous ne m’avez pas contacté, mais j’ai entendu mes collègues parler de votre projet. Je veux diriger vos recherches, si vous le souhaitez. Prenons rendez-vous à Nantes.
Parce que le mec il est maître de conf’ (c’est comme « Place d’It’ », du vocabulaire d’initié qui énerve un peu le profane) à Nantes. C’est pas que ça me dérange d’être rattachée à la fac de Nantes, mais ça me dérange quand même un peu. Merci bien, mais si c’est pour finir alcoolique au rhum de peur de croiser Boris et sa meuf aux dents d’un assemblage plus que douteux, quand je devrais me rendre à Nantes, ou même associer ma thèse à toute cette douleur qui ne s’en ira jamais même si elle s’atténue (il faudrait écrire un poème lyrique dessus, quelque chose, vous ne pensez pas ; ou bien ça se trouve Anna Gavalda a déjà fait un roman dessus et c’est bon, la place est prise), alors là je ne suis pas d’accord. A la limite, je préfèrerais rester à Paris 3. A l’extrême limite, et seulement si le hammam de la mosquée de Paris, tout à côté, est nettoyé au moins toutes les semaines. Voilà mes conditions.
mardi 14 février 2012
En ce moment
oui j’ai un rhume -c’est ça d’affronter le vent du quai du Louvre- et je ne vais pas en cours (tout à fait, c’est très handicapant de se moucher ; et puis à Paris 3 c’est pas mal, on peut manquer deux semaines, revenir, on n’a rien manqué). De toute façon, je ne peux pas sortir, j’ai du travail : il y a des tutoriels maquillage sur youtube, faits par des meufs mais genre mais léopard, terracota, des bijoux en plastique doré, beaucoup de mascara, allure de stéréopute, et la meuf elle fait des tutoriels, elle dit « malgré qu’ils soyent » la totale ; ça n’existe pas, la fille je ne sais pas d’où elle vient. Il faut absolument que je voie tous ses tutoriels. Je vais raser mes sourcils et les dessiner au crayon marron ; mettre du rouge à lèvre blanc argenté et surtout il me faudra un piercing sur l’aile du nez, et à ce moment là, à ce moment précis, j’aurais l’air d’une pute slovaque (mais les putes slovaques n’en font pas exprès, c’est la mode en Slovaquie).
Je suis pour la création d’un confort bourgeois généralisé (au lieu des petites huttes en terre post révolutionnaires); au lieu de tous vivre comme des galériens et de vouloir ressembler à Missy Elliot, hein, pourquoi pas.
Je suis pour la création d’un confort bourgeois généralisé (au lieu des petites huttes en terre post révolutionnaires); au lieu de tous vivre comme des galériens et de vouloir ressembler à Missy Elliot, hein, pourquoi pas.
samedi 11 février 2012
Je me baladais peinard sur facebook,
n’ayant pas du tout envie de regarder le facebook de Boris ou de sa meuf à travers les failles de sécurité (si ; c’était le moment où je n’arrivais plus à me retenir, je me retiens en général et depuis longtemps, pour mon propre bien). Quand tout à coup j’ai reconnu la pliure de son coude dans une chemise aux manches retroussées, et son implantation de cheveux derrière un masque tête de bouc je ne sais pas quoi lors d’une performance dans un tout petit coin de la photo. Laisse tomber. J’avais arrêté le sport depuis Noël. C’est aujourd’hui le moment de m’y remettre pour barrer la route à tout ce qui peut, pourra, pourrait ressurgir (le principe de précaution : courir, un hammam avec la BFF, en sortir épuisée, voir un film à Odéon, et dormir, si j’ai encore un petit reste de quelque chose, l’éteindre avec ce que vous savez).
Ce que j’aime vraiment faire en ce moment, c’est sortir la nuit dans notre bar de Bastille, avec Mélanie, et du troisième étage surplombant les lumières de la nuit (oui je fais de la poésie quand je m’ennuie, c’est beau hein), parler de Michel Houldebecq et d’autres choses en mangeant un tartare, rentrer en noctilien écouter cocoon, mettre mes pieds sur les sièges de devant au cinéma et tout ça.
Ce que j’aime vraiment faire en ce moment, c’est sortir la nuit dans notre bar de Bastille, avec Mélanie, et du troisième étage surplombant les lumières de la nuit (oui je fais de la poésie quand je m’ennuie, c’est beau hein), parler de Michel Houldebecq et d’autres choses en mangeant un tartare, rentrer en noctilien écouter cocoon, mettre mes pieds sur les sièges de devant au cinéma et tout ça.
jeudi 9 février 2012
Depuis que megaupload a fermé
et que les lecteurs en streaming restants sont payants, je suis à deux doigts de regarder Marcellino Panivino sur tf1 replay. Le dessin animé avec un petit orphelin gentil. Attention. C’est un truc que je vais faire sans en mesurer les conséquences.
J’ai dépassé mon stade de désœuvrement maximal (deux jours sans aller en cours), et là je suis mélancolique (comme Kirsten Dunst). Mais j’ai compris maintenant. Il faut vivre en se laissant suffisamment de temps désœuvré -un jour entier tous les deux jours par exemple-pour lire de la philosophie, écrire des projets sur Houellebecq que seule Mélanie va lire, mais pas assez pour entrer dans la phase mélancolie -plusieurs jours d’affilée-. C’est une histoire de dosage, mais une fois qu’on a trouvé le bon, c’est parti (comme pour le lexomil).
C’est comme une sorte de vaccin de s’être fait jeter (d’une vraie relation j’entends, arrêtez de vous plaindre en dessous de trois ans bande de branquignoles -j’adore dire ça- ; « tu ne sais pas comment j’ai souffert okay, tu connais pas ma vie, en trois mois je lui avais donné mon coeur» diraient les putes de pionnes ; tu lui avais donné rien du tout, tu ne connaissais même pas son nom de famille ferme ta gueule), après on a totalement peur d’entrer dans une relation réelle (qui comprend pour moi l’admiration, et pour l’instant j’ai un peu personne à admirer ça tombe bien ; mais j’ai peur quand même).
Il y a un truc : j’aime bien aimer. J’aime bien les relations très longues, quand on possède une histoire et un système référentiel commun (l’extrême gauche, et les productions humaines fines ; quand j’aime bien quelqu’un c’est que je soupçonne qu’à un moment, quand il aura toutes les cartes en main il sera révolutionnaire -ou à défaut, s’il avait un jour toutes les cartes en main-), quand il y a une bienveillance mutuelle. Et aussi, j’aime les vannes lancées à un rythme frénétique. J’ai l’impression qu’on atteint cette frénésie virtuose, quelques fois, quand on est bien chauds, avec mes amis. C’est déjà ça. En attendant, je répands mon amour sur le monde et j’en profite pour lire Barbey d’Aurevilly ; Barbey, ou le temps que tu comprennes la structure syntaxique de sa première phrase tu es déjà dans un demi-sommeil.
J’ai dépassé mon stade de désœuvrement maximal (deux jours sans aller en cours), et là je suis mélancolique (comme Kirsten Dunst). Mais j’ai compris maintenant. Il faut vivre en se laissant suffisamment de temps désœuvré -un jour entier tous les deux jours par exemple-pour lire de la philosophie, écrire des projets sur Houellebecq que seule Mélanie va lire, mais pas assez pour entrer dans la phase mélancolie -plusieurs jours d’affilée-. C’est une histoire de dosage, mais une fois qu’on a trouvé le bon, c’est parti (comme pour le lexomil).
C’est comme une sorte de vaccin de s’être fait jeter (d’une vraie relation j’entends, arrêtez de vous plaindre en dessous de trois ans bande de branquignoles -j’adore dire ça- ; « tu ne sais pas comment j’ai souffert okay, tu connais pas ma vie, en trois mois je lui avais donné mon coeur» diraient les putes de pionnes ; tu lui avais donné rien du tout, tu ne connaissais même pas son nom de famille ferme ta gueule), après on a totalement peur d’entrer dans une relation réelle (qui comprend pour moi l’admiration, et pour l’instant j’ai un peu personne à admirer ça tombe bien ; mais j’ai peur quand même).
Il y a un truc : j’aime bien aimer. J’aime bien les relations très longues, quand on possède une histoire et un système référentiel commun (l’extrême gauche, et les productions humaines fines ; quand j’aime bien quelqu’un c’est que je soupçonne qu’à un moment, quand il aura toutes les cartes en main il sera révolutionnaire -ou à défaut, s’il avait un jour toutes les cartes en main-), quand il y a une bienveillance mutuelle. Et aussi, j’aime les vannes lancées à un rythme frénétique. J’ai l’impression qu’on atteint cette frénésie virtuose, quelques fois, quand on est bien chauds, avec mes amis. C’est déjà ça. En attendant, je répands mon amour sur le monde et j’en profite pour lire Barbey d’Aurevilly ; Barbey, ou le temps que tu comprennes la structure syntaxique de sa première phrase tu es déjà dans un demi-sommeil.
samedi 4 février 2012
Je crois que mon voisin n'en peut plus
de m’entendre chanter Sniper à trois heures du matin ; en plus avec Rassinoux qui change les paroles, on n’a aucune crédibilité (et puis c’est une sorte de blasphème de toucher aux paroles saintes). Depuis qu’on a miaulé, telles des chats écorchés vifs, plusieurs fois ces derniers mois au beau milieu de la nuit, je vois bien que quelque chose à changé chez lui ; il ne porte plus ses petites chemises bleues comme avant.
Hier on voulait rentrer de Saint Cloud après une soirée social-démocrate par une nuit d’hiver, et il y avait une fine équipe dans la gare. Ca ne lésinait pas sur la sécurité. Deux quais, pas de train, mais sept mecs qui suivent dans chacuns de leurs déplacement tous les sarrasins qui passent par là (la méthode Charles Martel, déjà expérimentée à Levallois-Perret), qui s’occupent de virer un mec qui vomit : l'évènement le plus traumatisant depuis qu'une vieille s'est cassée le coccyx dans le hall, en 2009. Alerte à toutes les unités, quelqu’un a vomi dans la gare de Saint Cloud les gars, appelez la BAC, les stup’, les moeurs, Julie Lescaut et le mentalist. A Saint Cloud, il y a un mec qui vomit, la caserne de pompier est mobilisée.
Hier on voulait rentrer de Saint Cloud après une soirée social-démocrate par une nuit d’hiver, et il y avait une fine équipe dans la gare. Ca ne lésinait pas sur la sécurité. Deux quais, pas de train, mais sept mecs qui suivent dans chacuns de leurs déplacement tous les sarrasins qui passent par là (la méthode Charles Martel, déjà expérimentée à Levallois-Perret), qui s’occupent de virer un mec qui vomit : l'évènement le plus traumatisant depuis qu'une vieille s'est cassée le coccyx dans le hall, en 2009. Alerte à toutes les unités, quelqu’un a vomi dans la gare de Saint Cloud les gars, appelez la BAC, les stup’, les moeurs, Julie Lescaut et le mentalist. A Saint Cloud, il y a un mec qui vomit, la caserne de pompier est mobilisée.
Encore une soirée qui viendra garnir les rangs de nos histoires de légende (dans tous les groupes, il y a une sorte de mythologie: cette soirée où j’ai été dans la fontaine place du Martroi, la fois où Pauline criait du Agrippa d’Aubigné dans une manifestation, la fois où il y avait un sanglier la nuit, dans la forêt de Saint Lyé, quand Benjamin a mangé une crevette au chocolat à Pantin -on est des déglingos nous-, la fois où Mélanie voulait savoir si on l’aimerait toujours vers deux heures du matin devant la cathédrale de Bourges, le concert de Cheikha Rimitti ou l'histoire sans fin, la fois où on a fumé de la mauvaise beuh en rond, sur Adele, en se tenant par les mains dans une union spirituelle intense).
Quelques fois la nuit, je sillonne le quai du Louvre pour rentrer chez moi, genre trop genre quoi. C’est la nuit, il bruine, j’écoute des chansons noires d’Alain Bashung et j’ai l’impression de porter un blouson en cuir et de marcher telle un loubard ; en fait je porte un bonnet à pompon, mais il n’y a personne pour me contredire j’en ai rien à foutre, et je suis trop contente.
Quelques fois la nuit, je sillonne le quai du Louvre pour rentrer chez moi, genre trop genre quoi. C’est la nuit, il bruine, j’écoute des chansons noires d’Alain Bashung et j’ai l’impression de porter un blouson en cuir et de marcher telle un loubard ; en fait je porte un bonnet à pompon, mais il n’y a personne pour me contredire j’en ai rien à foutre, et je suis trop contente.
jeudi 26 janvier 2012
A chaque fois
que je parle avec mon propriétaire (quel qu’il soit, et même par l’intermédiaire de sa femme, ou de son domestique quand il en a un, parce que quelques fois il en a un le bâtard), il me dit que je suis une mauvaise locataire. La bonne locataire doit surtout bien se faire niquer, et en silence. C’est, par définition, là que se trouve sa bonté. La bonne locataire vit dans l’insalubrité et ne demande aucune réparation. La fenêtre a-t-elle vraiment besoin de fermer après tout. Ca fait une aération. La bonne locataire ne manque pas de respect à son propriétaire, qui est la figure paternelle dont nous avons tous besoin. Le propriétaire peut donc hurler sur la locataire à diverses occasions, notamment à l’occasion des tempêtes qui ont provoqué des dégâts matériels ; ou juste pour le plaisir. La bonne locataire vit surtout dans 14m² qu’on lui a vendus 18 (c’est donc pour ça que le loyer revient à la moitié d’un salaire ; si j’avais eu 18m², ça aurait fait un salaire entier ; logique), ont-ils compté le local à vélo dont je n’ai pas les clefs, pour faire les 18m² ? « Ne soyez pas cynique mademoiselle » ; mais je suis ce que je veux et je t’emmerde, d’ailleurs j’ai même envie de t’assassiner, là tout de suite.
Ma haine est sans limite. Mais laissons la monter encore un peu. Je n’ai aucun respect pour la propriété privée (à part celle des petites classes moyennes qui ont bien assez de soucis comme ça ; en même temps ils ne possèdent pas grand chose et c’est toujours sur eux que ça tombe ; et en plus ils ont de la moquette murale).
Allons bien leur péter leur gueule de condescendant. On réquisitionne la propriété foncière. Ensuite on prend le contrôle de l’agroalimentaire et c’est fini. Comme la révolution est nécessairement violente, j’en profiterai pour passer faire un petit coucou à Champigny chez mes propriétaires. Salut les mecs, j'arrive.
Ma haine est sans limite. Mais laissons la monter encore un peu. Je n’ai aucun respect pour la propriété privée (à part celle des petites classes moyennes qui ont bien assez de soucis comme ça ; en même temps ils ne possèdent pas grand chose et c’est toujours sur eux que ça tombe ; et en plus ils ont de la moquette murale).
Allons bien leur péter leur gueule de condescendant. On réquisitionne la propriété foncière. Ensuite on prend le contrôle de l’agroalimentaire et c’est fini. Comme la révolution est nécessairement violente, j’en profiterai pour passer faire un petit coucou à Champigny chez mes propriétaires. Salut les mecs, j'arrive.
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